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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 18:07
Avant de partir pour Echouboulains je suis allée dire aurevoir à Mohamed, Fatima, Samir, Rachid (je crois, ma mémoire défaille) et Radia. C'est une famille algérienne que nous avions rencontré lors de notre périple en HLM. Je voulais absolument leur dire aurevoir car j'avais appris beaucoup de choses auprès d'eux. Ils étaient français en dehors de la maison et algériens une fois chez eux. Fatima m'a appris la danse du ventre et à faire le couscous de façon traditionelle, c'est à dire en roulant la semoule brûlante dans le plat à rouler. Je me suis brûlé "grave" comme on dit mais que c'était bon. Un jour pour la fête de son fils ainé, Samir, (fête correspondant à notre communion solennelle), Fatima avait monté 3 kilos de mayonnaise A LA FOURCHETTE !
Je voulais dire aurevoir au ciméma d'Ambérieu en Bugey. Etrange ? Non. C'était le seul endroit intéressant sur cette ville en dehors de la bibliothèque mais sur 2 salles, l'une était pour les films de violence ou X et l'autre pour une actualité cimnématographique aléatoire. Mais nous aimions bien nous en servir comme point de départ pour l'ascenssion vers la tour de Saint Denis. Un jour, ce cinéma proposait "Grease". Tout les élèves de notre école devaient y aller et encore une fois ma soeur et moi serions les seules à ne pas y aller. Nous avons enquiquiné nos parents jusqu'à ce q'ils cèdent. Victoire ! En fait mon père voulait y aller mais il ne nous l'a pas dit sur le moment. Le lundi matin à l'école ma soeur et moi avons savouré une victoire sans précédents : nous avions été les seules à y aller et ce film a eu un succès planétaire. Moi j'y étais.
Je voulais aussi dire aurevoir à mon prof de gymnastique accrobatique. Celui des 4 qui m'appelait son ELASTIQUE.
C'est le seul qui s'occupait de moi. En effet, j'avais commencé la gym tardivement (à 12 ans c'est trop tard même à cette époque là) et de ce fait mes articulations n'étaient déjà plus assez souples pour évoluer favorablement. Je n'arrivais pas à faire ce fichu pont et donc adieu la souplesse arrière et les sauts qui vont avec. Les prof avaient accepté de me faire monter de catégorie non pas par rapport à un progrès quelconque mais parceque ma soeur, plus jeune, elle avait le niveau et que ma mère ne voulait pas avoir trente six trajets à faire pour nous y amener. Je me retrouvais donc isolée à essayer de monter ce pont! Comme visiblement je n'y arriverais pas, j'avais opté pour l'apprentissage du reste et donc la poutre, terreur des gymnastes. En bref, je savais faire le grand écart sur la poutre ainsi que la roulade avant, la roulade arrière et la roue. Cette roue et ce grand écart sur la poutre me propulsaient dans les "valables" qui n'ont pas froid aux yeux tandis que la souplesse arrière sur cette même poutre etait d'une banalité affligeante. Si ce n'est qu'un jour une petite roumaine du nom de Nadia Komanenschy (je suis désolée si l'orthographe du nom est erronée) nous a toutes rétrogradé au stade zéro. Depuis cette gamine et ses 10 médailles d'or aux JO, le grand écart et la roue sur la poutre, cela se fait en poussines. Super !
Mais donc je continuais à essayer d'avancer sur cette poutre chérie car ce prof m'adorrait. Je ne venais plus en cours que pour lui. "Mon élastique". C'était très gentil pour moi surtout que je ne l'étais pas tant que cela. De plus, pour une fois un prof de gym s'occupait de moi et non pas de ma soeur si prometteuse et ensuite de ma petite soeur, qui elle,  a pu, du fait de son âge commencer très tôt.
Je voulais aussi dire aurevoir à monsieur le curé et ce jour là je lui ais promis que je continuerais à chanter auprès de l'harmonium à chacunes de mes vacances.

A chacune de mes vacances. Le problème était bien là. Echouboulains, pensionnat de jeunes filles de l'armée de l'air, était tellement loin qu'il n'était possible de rentrer à la maison que pour les vacances scolaires donc à la Toussaints, à Noël, à Pâques, à l'Ascenssion et enfin aux grandes vacances.

Pendant ce temps là, mon futur mari était scolarisé à Morsbach, en Moselle et de ce fait était bilingue allemand. 

C'est avec l'esprit des conquistadors que je préparais mon sac et mon trousseau à l'abordage de la Seine et Marne. Ma copine Carole, elle n'en menait pas large. Echouboulains nous voilà !

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Published by Kinia
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