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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:16
La Maison des Ailes : définition et équipements. 

Le départ fut donné, si je ne me trompe pas en 1942. Une veuve d'officier de l'Armée de l'Air offrit à cette même armée sont château, les batisses et terrains non agricoles afin d'y acceuillir les orphelines de guerre de cette arme. Le but étant de fournir à ces jeunes filles une éducation et une instruction dignes des meilleures femmes d'officiers.

L'équivalent pour les garçons se situe toujours à Grenoble : l'Ecole des Pupilles de l'Air (EPA).

Les orphelines de l'Armée de l'Air étant de plus en plus rares, et on ne peut que s'en réjouir, cet établissement recevait aussi les filles de famille nombreuse (c'est à ce titre que j'y suis rentrée ) ou de parents en déplacement à l'étranger ou en déplacements constants dans le cadre de l'armée de terre. (Cette situation ne permettant pas une instruction suivie et de qualité conventionnelle pour l'éducation nationale, de plus en plus de mes camarades intégraient ce pensionnat dans ce cadre de prise en charge).

A l'entrée sur le site, on pouvait croiser l'ancien batiment des maitayers devenu alors un logement de fonction. Puis un chemin menait directement aux nouveaux batiments. Mais parlons d'abord du château qui a hébergé jusqu'en 1973, si je ne me trompe, à la fois les dortoirs, les salles de classe et l'administration du site. Un perron magnifique donnait sur un jardin à la française dont la pelouse centrale recevait les hélicoptères des officiels. Ce château fût dès les années 70 restreint aux fonctions administratives, d'infirmerie et de cours de cuisine. En effet, trois batiments neufs sortirent de terre : un pour les salles de classes (externat), un pour l'internat (le lien entre les deux se fesait par une passerelle en verre) et un pour les infrastructures sportives.

L'externat était sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée comprenait le préau, le réfectoire et les cuisines. Le premier étage était constitué des salles de cours spécialisées : une salle de TP en sciences naturelles, une salle de TP de physique/chimie, un laboratoire de langue, et une ou deux salles traditionnelles. Le second étage était essentiellement dévolu aux salles de cours traditionnels et à la salle de couture. Une salle par niveau et par spécialité. Ainsi les 6èmes avaient leur classe pour elles ainsi que les terminales F8. Chaque salle était donc attribuée nominativement et faisait office de salle d'étude. Chaque élève avait son propre casier afin d'y entreposer ses livres, ses cours et son matériel. En effet, les cartables ne devaient transporter que le nécessaire pour le cours suivant et le soir pour les révisions en chambre. Un grand escalier déservait l'ensemble des étages et des sanitaires. Il était appréciable de travailler dans de telles conditions, avec un tel matériel et surtout au sein de classes non surchargées. La classe la plus lourde était celle des 6èmes (environ 25 élèves) et la plus légère celle des terminales litéraires (3 à 6 élèves en fonction des années). Les enseignants étaient de deux catégories : les militaires du rang affectés en fonction de leurs compétences d'enseignement (cours traditionnels ou sportifs), et les personnels de l'éducation nationale sur dérogation comme pour tout établissement du privé.L'enseignement était celui de l'éducation nationale depuis la classe de CM2 à la terminale. A partir de la 3ème, une orentation était possible en BEP "Azaï" ou en  seconde. Les secondes étaient : T4 (à visée du Baccalauréat F8), scientifique (à visée bac C ou S) ou bien litérraire (à visée bac A ou B). En 1984 avait même été crée la première G à visée du bac G depuis le BEP. Après la 5ème, un système de classe de niveau existait. Les 4ème I faisaient du latin en plus des cours traditionnels et avaient le choix de leur deuxième langue vivante (espagnol ou allemand). Les 4ème II suivaient le cursus normal avec le choix de leur deuxième langue vivante. Les 4ème III n'avaient pas le choix de leur deuxième langue vivante : c'était obligatoirement espagnol, mais bénéficiaient de 3 heures de français et de mathématiques et de deux heures d'anglais en plus par semaine afin de permettre une meilleure remise à niveau. Les classes de 3ème avaient le même système. Le seul problème était que, avant le combat acharné des membres de ma classe, les 3ème III ne pouvaient prétendre à une autre orientation que le BEP et surtout pas à la seconde T4, car la prof de Sanitaire et Social refusait les "nulles" dans son cours.

Je suis donc rentrée dans ce pensionnat en 1975 en classe de 4ème II, langue vivante 2 : allemenand. J'ai complètement loupé mon année. L'orientation avait été le CPPN, donc plus de pensionnat, et je me suis battue pour redoubler mais en 4ème III. Puis 3ème III, puis 2nde T4 suivie de 1ère et terminale F8. Bref 9 ans à Echouboulains et je ne regrette rien. Sans eux je n'aurais jamais eu mon bac et donc je ne serais jamais devenue infirmière !
 

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Published by Kinia
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commentaires

Pom 19/04/2009 19:13

Interressant, je découvre des choses que je ne connaissais pas, je vais de ce pas lire la suite...

kathy 22/01/2009 14:54

je suis arrivée par hasard sur ton blog en cherchant un renseignement sur la MDA que je connais bien aussi peut etre te souviens tu de moi kathy n'est pas mon vrai prénom j'ai un prénom bizarre j'étais en CAP employé de bureau en 1976 si tu veux contactes moi par mon blog merci a bientôt

Kinia 27/01/2009 19:48


Je ne te promets pas de me souvenir de toi car nos dates de présence à Echouboulains ne se chevauchent que peu.
Ceci dit je vais encore parler de la MDA. Je compte sur toi pour me corriger éventuellement bien que ce que je vais marquer soit un ressenti personnel.
Fais connaître mon site aux autres ex-MDA, ce serait super d'échanger.
Une info : sur Les Copains d'Avant, il y a déjà quelques personnes enregistrées pour Echouboulains mais les dates ne me correspondent pas.
A plus.