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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:54

Dimanche 22 mars 1992. Elections législatives.

Arrivée au bureau de vote presque à l'ouverture. Les ascesseurs me regardaient d'un sale oeil. "Vous n'allez pas accoucher maintenant ?" Moi : "Non, c'est pour aujourd'hui mais pas pour maintenant".  Je ne me démontais pas et je premais les différents bulletins, direction l'isoloir puis l'urne.

L'ascesseur s'empressa dans son "a voté" et soupira de soulagement lorsque j'eus franchi la porte de sortie du bureau de vote. Bon, cela c'était fait.

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Mon mari, comme la soeur Anne, ne voyant toujours rien venir me fit faire tous les secteurs pavés de Haguenau (sauf un barré pour cause d'élagage) afin de stimuler l'affaire. Il y eut même un rond point, tout pavé, sur lequel nous avions tourné plusieurs fois, au grand étonnement des passants.

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Retour à l'appartement. Repas de midi. Journée télévision... Rien, et toujours rien.

Repas du soir et là, bon sang les premières contractions. Les vraies cette fois. Toute une autre chanson.

"On y va" me demanda-t-il ?" Moi : "On attend encore un peu car je ne voudrais pas refaire comme l'autre jour". Le temps passait, les contractions se rapprochaient, jamais comptées. Pourquoi faire ?

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Puis, à 20 h 10, un appel intérieur me fit dire : "On y va, et tout de suite". Lui : "Tu es sûre ?" Moi : "On m'a toujours dit que je saurais lorsque ce sera le moment et là je te dis qu'il faut y aller".

Saisie de la valise, vérification des oublis et surtout de ne pas laisser la clef sur la porte. Montée en Panda et direction, boite de vitesse au max, de la clinique. Il avait le regard fixé sur la route, sans un mot homis un "ça va" automatique.

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Arrivé sur le parking, place handicapée car c'était la seule de disponible. Lui : "Descends !". Moi : "Deux secondes, contraction". Il trépignait. Arrivée dans le hall de la clinique. Personne à l'acceuil et aucun panneau indicateur. Je ne savais pas où étaient les salles d'accouchement car j'avais refusé de faire les séances de préparation. Pourquoi faire ? Me congner ces femmes avec leur sourire béat et leurs histoires ? Et puis je ne pouvais plus conduire depuis un moment.

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Un grand-père, équipé de sa perfusion et de ses redons, nous dit : "Premier étage, au fond du couloir". "Merci monsieur". Il avait un sourire de souvenirs sur le visage, c'était beau de le voir. Mon mari voulait que l'on prenne l'ascenseur. Hors de question. Avec le bol que j'avais (et que j'ai toujours) nous aurions eu droit à la panne et donc à l'accouchement dedans.

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Prendre l'escalier. Lui : "Montes". Moi : "J'peux pas, Deux minutes, contraction". L'ascension de l'escalier se fit par de nombreux palliers.

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Arrivée en salle de travail à,20 h 45. Pas de péridurale pour deux raisons : déjà à 5 centimètres d'ouverture du col et personne ne me flanque d'aiguille entre mes vertèbres avec le peu de disques que j'ai ! La sage-femme, une ancienne, plaça mon mari au-dessus de mon épaule et non ailleurs. Elle et son expérience s'étaient apperçu qu'il ne supporterait pas. La bonne nouvelle : accouchement sans étriers.

Une femme criait à côté, elle y était depuis 3 heures déjà.

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"Poussez......poussez....." Le gynéco de garde arriva mais pas le mien.

22 h 13 : le bébé poussait son premier cri. Mais il s'est tout de même pris la fessée car le geste était parti. La même situation que pour sa mère, il y avait 25 ans auparavent.

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Moi : " qu'est ce que c'est ?". La sage femme (une ancienne) étonnée : "Comment cela ?" (elle devait se penser que je ne pouvait pas accoucher d'un Kangourou). Moi : "Oui, nous ne connaissons pas le sexe".

Elle : "Ah bon ? Et bien vous avez une petite fille". Moi : "A-t-elle tout, tous ces doigts et tout quoi ?" Elle, sourire aux lèvres : "Mais oui, une fille en parfaite santé". Et l'autre femme criait toujours....

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Là dessus il a fallut faire des points sur une petite veine vaginale, et là mon mari se sauva de suite pour téléphoner.. "Je n'allais pas rester là alors qu'ils te recousaient la boîte aux lettres" me dira-t-il plus tard.

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Cécile était parmis nous.

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Et pour moi, que l'accouchement n'avait pas perturbé : une super journée de citoyenne.

Deux devoirs civiques dans la même journée : 1/ voter, 2/ mettre au monde une enfant.

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Published by Kinia
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commentaires

apsara 05/05/2011 13:58



un cantine de smacks ma nianiaallez j'arrête parce que tu vas me jeter!!la tour de St Denis sur mon blog!!!



Kinia 05/05/2011 18:23



Apsara : j'y cours. Bisous Kinia



apsara 30/04/2011 18:20



Smack ma niania



Kinia 02/05/2011 08:21



Apsara : bisous à toi. Une grande boite de bisous. Kinia



apsara 24/04/2011 12:00



MERCI MA NIANIA


BEEZOO



Kinia 26/04/2011 18:55



Apsara : y es-tu arrivée ?


Bizz Kinia



apsara 20/04/2011 12:07






aide moi niania,comment on met un avatar en début de com;faut aller sur quoi;quelle angoisse!!!


beezoo aux tatoués!!



Kinia 20/04/2011 22:16



Apsara : je n'en sais rien. En fait j'en ai mis un dans mon profil et il s'affiche quelques fois. Par contre je sais que l'affichage se fait si l'hôte le permet.


Bisous Kinia



apsara 17/04/2011 18:26







Kinia 17/04/2011 19:31



Apsara : non pas  mais . Allez un
petit effort.


Bisouxxx kinia