
Dans les mésaventures du monstre il y avait une fois un moyen de transport nommé : "le métro
parisien".
Cet Etre souterrain et parfois aérien était doté de centaines de tentacules dans lesquelles circulait un nombre immense de personnes.
Cet Etre détruisait les gens. il les rendait pâles et mangeait leur sourire. Mais surtout il avait su se rendre indispensable à leur survie. Pas d'Etre tentaculaire : pas de possibilité de se
déplacer et donc, pour la majorité des gens de se rendre à leur travail et ainsi gagner de quoi se sustenter.
En effet, les gens qui pouvaient échapper à cet être étaient les plus fortunés afin de pouvoir se déplacer en voiture, roulant ainsi sur la tête de l'Etre ; ou bien ceux qui avaient la chance
d'habiter au plus proche de leur travail et ainsi de s'y rendre à pied.
Cet Etre ne voulait pas d'un monstre dans ses tentacules. Pour cela, à deux reprises, il mit en place un plan redoutable d'éviction.
Plan numéro un :
Un matin le monstre se rendit à son premier jour de son premier stage professionnel. Le monstre s'était levé de bonne heure afin d'être sûre d'arriver à temps malgré de possibles erreurs
d'aiguillage dans les tentacules. Le monstre pénètra dans la tentacule numéro 13 à 5 heures et demi du matin. Montèrent en même temps qu'elle un couple d'origine de la Martinique (pensa-t-elle)
ainsi qu'un Monsieur.
Le couple commença à se disputer fermement et les insultes pleuvaient. Pourtant il était bien tôt pour entendre cela ! Au changement à Duroc, tout le monde descendit de la rame et se suivit dans
la même direction toujours sous les cris de ce couple. En tête Kinia puis le couple et enfin le Monsieur. Un escalier, très large, et là, la femme s'écroula en travers des marches sous la gifle
de son homme. Kinia, se précipita et entendit la femme dire en tenant son ventre légèrement bombé "mon bébé" avant de perdre connaissance. Kinia cria au Monsieur d'aller chercher le chef de quai
et mit en pratique ses cours de secourisme : ne pas la bouger et libérer les voies aériennes. Pour cela kinia ouvrit le corsage de la femme, dégrafa le soutien gorge, défit la ceinture du
pantalon et en ouvrit la braguette. Le conjoint de la femme était devenu blême et commençait à s'enquérir de l'état de sa dulcinée. Le Monsieur et le chef de quai arrivèrent au triple galop
tandis que la femme revenait à elle. Kinia, penchée sur elle, l'interrogea sur son état. La femme se palpa et constata l'ouverture de son pantalon et de son corsage. Elle ouvrit les yeux
comme des billes et gifla très violemment Kinia en criant : "Espèce de salle gouine !"; Elle se mit debout, se rhabilla et repartit avec son conjoint en continuant leur dispute là où ils en
étaient auparavant.
Le Monsieur et le chef de quai, ahuris d'une telle scène proposèrent un café au monstre mais ce dernier dû refuser poliment car le stage devait commencer.
METRO : 1 - le monstre : 0

Plan numéro deux :
Le monstre avait été invitée chez des amis pour une soirée spaguetti. Le monstre, ne voulant pas arriver les mains vides, s'était pourvu d'une tarte à la myrtille. La première tentacule fut sans
soucis, mais le monstre remarqua bien l'intérêt porté par les gens sur son paquet. Au moins cela avait permis à ces hères de sourire un peu. Changement à Monparnasse Bienvenue. Le monstre suivait
les longs couloirs carrelés de blanc lorsqu'un attroupement freina son allure. Un homme, la cinquantaine, était là, étendu de tout son long, visiblement en train de s'étouffer. Kinia fit aussitôt
dégager les gens inutiles afin que l'homme puisse avoir de l'air (tentaculaire bien sûr). Kinia s'informa de la dépêche des secours et, en les attendant décida de s'occuper de cet homme. Kinia
posa ses affaires au sol entre le mur et l'homme et ne tarda pas à lui enlever les dentiers que ce pauvre homme, sous sa crise d'épilepsie était en train d'avaler. tandis qu'elle introduisait les
dits appareil dans la poche du veston de l'homme, un autre représentant de la gente masculine cria : "Mademoiselle, votre gâteau !". En effet, tandis que kinia s'affairait au secours d'un
concitoyen, un autre avait tenté de lui faucher son gâteau.
METRO : 2 - le monstre : 0
C'était une petite histoire à raconter aux enfants et je vous laisse en écrire vous même la morale.