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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 11:50

Le CDD à Hautepierre arrivait à son terme et une série de nouveaux pointaient leur nez. Donc, en toute logique je pouvais envisager une carrière dans le secteur public. Oui mais voilà, la raison l'avait emporté : il est plus facile de démissionner d'un poste dans le privé et d'en retrouver un autre que d'espérer une mutation au gré des futures mutations de Pascal. Donc je faisais une croix sur ma carrière publique au profit d'une dans le privé. Hélas ! 

Coucou joli poisson au fond du seau, un peu de nourriture pour te calmer ?

Je trouvais donc un CDI auprès de la Clinique de l'Orangerie (qui deviendra tristement célèbre quelques années plus tard...). 

Je découvrais donc le service de chirurgie ophtalmologique. Sans particularités, un train-train un peu pesant. Le seul moment agréable étant la pause café. Je me proposais d'être la gestionnaire du "café" mais une autre collègue m'arracha la fonction. Peu importe. Mais ces détails auront leur importance plus tard.

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N'ayant toujours pas le permis, l'achat d'un vélo s'imposât. Je le voulais simple, genre vieille formule avec un porte-bagages, un panier sur le guidon et l'éclairage assez imposant. Je ne voulais pas de ces vélos top mode avec 36 vitesses et tout le toutim et encore moins un VTT.

Je faisais le trajet de Cronenbourg à L'Orangerie en 40 minutes au début, la trouille au ventre car rouler en ville à vélo c'est tout de même plus que risqué, puis en 20 minutes ensuite.

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Puis, arriva l'ordre de mutation de Pascal du fait de ses échecs aux examens du premier trimestre de l'Eirel.

Pascal obtint une mutation pour Haguenau, régiment de transmissions, à 30 kilomètres de façon à ce que je ne perde pas mon poste. Disait-il...

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Puis, il trouva un appartement 3 chambres sur Haguenau. Ces appartements étaient juste le trottoir en face de l'entrée de la caserne. Et ...tu comprends, ce serait bien...et...puisque nous venions d'arrêter une date pour nous marier...et puisque nous envisagions l'idée d'avoir des enfants...et...et voilà comment je me suis retrouvée à donner ma démission de l'Orangerie afin de trouver un poste sur Haguenau.

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Moi qui étais si contente car Pascal "n'envisageait pas sa vie sans enfants". Je me suis pensé que décidément j'avais de la chance d'être tombée sur cette perle rare. Pas besoin de se battre pour son implication dans notre couple et surtout afin d'avoir des enfants. 

Si j'avais su que pour lui, le mariage et les enfants n'étaient là que pour son "faire valoir social"...Râle pas petit poisson voici une petite piscine à la place du seau. Petit poisson qui commence à muter...

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L'un des derniers dimanches sur Cronenbourg, ma soeur me téléphona afin de me disputer car j'osais me marier la même année qu'elle. Purée ! Un dimanche matin à 8 heures ! Elle avait dit qu'elle se marierait à la Toussaint donc je pensais pouvoir le faire en août...Oui en août car le futur beau-père avait congés obligatoires ce même mois sur fermeture annuelle du site.

Donc il fallait tout repenser pour fin juillet, ma soeur décidée de se marier fin août. Galère !

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Bref, je devais :

1/ trouver un poste sur Haguenau,

2/ déménager avec toute la paperasserie et les frais que cela entraîne,

3/ préparer le mariage du moins la première partie consistant à avertir les nombreux membres des famille.

Et déjà, tout cela seule....Galère ! 

.un peu d'humour, amour.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 15:20

hôpital strasbourg1Hautepierre, hôpitaux de Strasbourg.

Après un entretien d'embauche poussif de part la difficulté de l'accent et le fait que je ne parlais pas alsacien, me voici propulsée au 4ème étage en service de chirurgie.

Le service était coupé en deux dans sa longueur afin de permettre une meilleure répartition de la prise en charge du nombre des lits. Des lits oui mais pas de la charge de travail.

hôpital hautepierre2Les collègues, anciennes, m'avaient gentiment refilé le côté gauche c'est à dire celui avec les 4 chambres de soins à haute surveillance. Pas vraiment des soins intensifs mais presque. 

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Le chef de service, un grand ponte de chirurgien était très pointilleux sur la prise en charge de ses patients. Mais il était très autoritaire, tout en étant rassurant avec les expatriées comme moi, et qui plus est encore débutante. Un bon rapport s'était installé entre nous...et les ragots avec...question d'habitude...

Mais il y avait aussi un espèce d'interne prétentieux, jouant les petits chefs et adoptant la position du médecin autoritaire, prenant les infirmière pour des moins que rien, et n'adressant jamais la parole aux aides-soignantes : l'ours quoi.

Il y avait une femme dans l'un des box de soins particuliers. Une jeune femme flanquée d'un drain d'aspiration pleural (un tuyau entre les côtes afin d'aspirer l'eau qu'elle avait autour des poumons). Le chef vit que je maitrisais la situation, et après les quelques consignes post-opératoires, quitta le service.

drain-pleural1.jpg

L'interne, me sauta dessus pour diverses raisons inutiles, m'obligeant à abandonner mon pansement auprès de cette femme. Et tout de suite ! Tout cela pour m'enguirlander au sujet du talon d'une autre femme que je n'avais pas massé. L'urgence quoi !

Je suis retournée auprès de mon pansement et je vérifiais le bon fonctionnement de l'aspiration, branchée au mur, et donc modifiais la dépression. Un drain depuis la patiente vers une boite en plastique blanche avec trois colonnes. Une bleue, une rouge et une incolore. Je vérifiais bien les bulles dans les colonnes de couleurs et que les couleurs en question ne variaient pas.

drain pleural2

La patiente fut emmenée en radiologie. A son retour, l'interne m'expulsât de la chambre car c'était à LUI de s'en occuper en l'absence du chef de service. OK, message reçu. Au décours de l'injection suivante, je constatais que le système n'était pas branché au mur et que les colonnes étaient toutes violettes. N'ayant aucunes consignes, je sauvais la situation en pratiquant une traite des drains.

Le chef de service finit par repasser et me hurla dessus devant cette situation, grave pour la patiente. Je ne hurlais pas, quoique... mais donnais toutes les explications en insistant sur le comportement de l'interne et des ses façons de me faire abandonner les soins urgents pour les autres loin de l'être.

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Je revins le lendemain en horaire d'après-midi et toutes mes collègues m'attendaient afin d'avoir des explications.

Moi, une novice, j'avais sauvé la situation et j'avais, dans la foulée, fais viré cet idiot. 

Je ne sais pas pourquoi mais j'en suis encore fière...

Il faut arrêter de prendre les infirmières pour des idiotes !

pour le fun :

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 21:08

Au boulot : normal, rien de nouveau en soi.

Si ce n'est que mon patron m'avait demandé si, comme à l'accoutumée, je n'avais pas un costume pour ce jour férié.

Mais bien sûr.

Alors j'ai assuré.

Une fois les pansements terminés (il ne faut pas contaminer mes vêtements personnels et ramener le tout chez moi. Et en plus ce n'aurait pas été très professionnel), je suis allée enfiler ma tenue de Mariane.

Une belle tenue entièrement faite de mes mains il y a déjà au moins 6 ans. Entièrement en voilage (bonjour la couture sur ce genre de tissus glissant) tout en petits plis de un demi centimètre. Un bonnet phrygien taillé dans un manteau d'hiver (recyclage lorsque tu nous tiens...)

A noter la broche aux intonations africaines afin de mentionner sur cette tenue de Mairane nos chers DOM-TOM.

Sans le vouloir, avec cette broche j'étais au goûts du jour pour les troupes au pas sur les Champs Elysées.

Voici donc Mariane.

mariane-002.jpg

mariane-003.jpg

Bon l'éclairage n'est pas merveilleux mais ma collègue n'en pouvait plus :

la preuve

mariane-001.jpg

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 17:07

C'est de saison :

LES VACANCES !

Voici pour tous ceux et celles qui partent ou le sont déjà

Et surtout pour ceux et celles qui ne partiront pas.

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Mon petit délire du jour certainement causé par la chaleur....

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BONNES VACANCES !

Moi je reste au boulot et au clavier.

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 20:51

cronenbourg.jpgNous étions donc locataires d'un splendide T1 à Cronenbourg. Mais pas de meubles puisque tout tenait dans la renault 18 et les affaires militaires venaient d'arriver à la Sernam dans la malle officielle de l'armée.

Trouver un lit, un bureau et au moins une chaise. Un bureau car Pascal devait pouvoir travailler ses cours de Russe auprès de l'Eirel.

Mais comment faire à pieds ? Pas grave, Pascal prit la décision de nous mener dans la zone commerciale la plus proche à Vendenheim. Oui, dans une zone commerciale se serait moins cher. Mais au fait, aucun de nous deux n'avait le permis ce me semble. Pas grave pour Pascal, le tout était de faire attention et de ne rouler que pendant les 4 jours que nous couvrait encore l'assurance.

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C'est donc la peur au ventre que je l'accompagnais dans cette zone industrielle. Un canapé clic-clac à prendre de suite car pas de livraison possible avant 3 jours et Pascal en avait assez de dormir sur la moquette. Un bureau pour Monsieur, quatre chaises pliantes, une lampe de bureau, un téléphone. Rappelons, que en 1989, les téléphones n'étaient distribués que par France Télécom et que les combinés achetés n'étaient pas garantis "adaptables". Mais bon, pour faire passer cette pilule, j'ai eu le droit de choisir le combiné : un en plastique tout transparent accrochable à la verticale.

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Nos parties de "relations intimes" avaient fait couler de l'encre. Les voisins venaient sonner à notre porte afin de me faire taire et allaient même jusque dessous la fenêtre me traiter de pute devant aller faire cela ailleurs.

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Par contre, le village-ville se vengeait. Il y a en Alsace des reliquats de l'Histoire. Dans ce village il n'y avait pas moins de trois clochers. Un protestant et deux catholiques. Et le dimanche matin, c'était à celui qui sonnerait le plus fort et le plus longtemps. Et notre appartement était à équi-distance des trois. J'aime les clochers et leurs cloches mais là tout de même... Surtout lorsque l'on n'a qu'un dimanche sur trois de libre...

.kro.jpg

Visite obligée de la brasserie. Obligée pour moi car je n'aime pas la bière. Bon nous en garderons l'information de la création d'une boisson depuis le pied de houblon jusqu'à la mise en bouteille.

.kro2.jpg

J'avais décidé d'apprendre le russe en même temps que Pascal. Et d'une pour l'aider et l'encourager, et de deux pour ma culture personnelle. Mais voilà dès la deuxième semaine, Pascal ne 'entendit plus de cette oreille et refusa de me donner le moindre cours car c'était trop dur pour moi.... J'ai simplement retenu que le nom de l'objet changeait en fonction de la place de celui-ci vis à vis d'un autre. Ainsi la lampe ne portait pas le même nom en fonction de ce qu'elle était posée sur, sous ou dans le tiroir du bureau.

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En fait, et je ne l'ai su que plus tard, il n'avait pas suivi et de ce fait fut recalé lors de l'examen du premier trimestre.

L'odeur de la mutation se manifesta. Au bout de trois mois. Et zut, moi qui avait enfin trouvé un CDI après un passage aux hôpitaux de Strasbourg. Une autre histoire pour la prochaine page.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 17:53

strasbourg0Arrivée sur Strasbourg à 6 heures du matin.

A moitié endormie, je vis le panneau d'entrée dans l'agglomération de "Strasbourg". Bref nous étions arrivés.

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Pascal me dit alors en souriant :"Strasbourg"

Moi : "Tu as l'air d'être content d'être à Strasbourg..."

Lui : "Oui parce que je sais que maintenant tu ne me quitteras plus".

Je pris cela comme un compliment pour moi. Il était tellement heureux avec moi qu'il avait peur de me perdre. Mais tout de même j'avais tout laissé dans le sud ouest et tout ce que je possédais tenait dans le coffre de la voiture...

Si j'avais fait attention à ce que cela voulait dire en réalité pour lui. 

Il avait fait une touche à Agen puis ferré le joli poisson, gentiment remonté la ligne jusqu'à Strasbourg et maintenant le joli poisson est dans le seau.

La transformation du joli poisson en un monstre pouvait commencer.

(Vous allez comprendre, au fil de mes pages, la raison pour laquelle je n'aime pas les compliments...il y avait toujours une sale idée derrière...) (MAIS JE ME SOIGNE)

Le collègue nous amena jusqu'à la gare et nous déposions la voiture au parking gardé et donc payant de cette gare.

Nous partîmes à le recherche d'un hôtel car il nous fallait dormir un peu. Refus de la totalité des hôtels. Même en payant la nuit presque finie, personne n'a voulu nous donner une chambre. Même le formule 1. Nous avons dû attendre 9 heures afin d'en obtenir une.

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En attendant nous errions dans la gare SNCF et le premier choc apparu. Dans les gares que je connaissais il y avait des cafés, des libraires avec mots croisés, romans de gare, paquets de bonbons et Bounty. Ici, il n'y avait presque QUE à manger. Mais pas deux ou trois boutiques non une bonne dizaine : Bretzels, charcuteries, pâtisseries et quelles pâtisseries...et Bretzels, et pâtisseries et charcuteries....

Et les gens, grands et costaux. Dans le sud-ouest, avec mes 1 m 70 et mes 56 kg je faisais partie des grandes. Là je faisait partie de la moyenne et encore des maigrichonnes.

Et puis l'accent...couplé ou dialecte...Et puis pas de "bonjour" lorsque l'on se croise, pas de sourires.

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Après un bref repos, nous partions à la recherche d'un logement. L'armée ne nous payait que 3 nuitées.

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panneaux-5.jpgAu deuxième jour nous trouvions un studio à Cronenbourg. Oui Cronenbourg et pas Kronenbourg. Quoique. Il s'agissait bien de la commune dont est issue la bière en question mais après la guerre les noms ont été francisés. Donc adieu le K au profit du C mais ils ont oublié une règle de français qui consiste à mettre un M avant le B.

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Donc nous nous installions au 150 route d'Oberhausbergen (prononcez o-bèr-a-os-bèr-guèn) à Cronenbourg.

Oui je sais c'est dur de le prononcer surtout pour un accent du sud qui coule et roule plus vite que son ombre.

J'ai vite dû apprendre à HACHER les mots. Mais surtout à savoir lire très vite les panneaux de signalisation des communes dont les noms sont tellement longs qu'ils tiennent sur 2 panneaux afin de ne pas être éborgnés par les poids lourds.

Quelques exemples afin de vous entraîner...

.panneaux-3.jpg

.panneaux-1.jpg
.panneaux-2.jpg

.Et un dernier pour la route :

.69.jpg

.Contraste ? Vous avez dit contraste ?


 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 00:14

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J'aime les danses folkloriques, du moins à doses homéopathiques. 

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J'ai eu la chance de pouvoir assister au spectacle d'ouverture du festival de Confolens (16).

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Mais lorsque l'on est fraichement moulue de son Sud-Ouest, l'arrivée en Alsace n'est pas sans laisser des traces.

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Je vous présente en deux vidéos le second contraste du monstre débarqué en 67.

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Danses folkloriques landaises 

 

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Danses folkloriques alsaciennes

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A vous de juger !

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 19:40

Maintenant sur la place du Capitole, je téléphone à Laurent afin de savoir s'il est enfin arrivé avec la bande de copains.

Nous nous retrouvons et nous installons à la terrasse d'un des cafés de la place, en extérieur mais protégés de la pluie.

Nous discutons et nous rions d'observer les situations cocasses se déroulant devant nos yeux. Il y a eu un peoti concours entre quelques jeunes de glissade sur le ventre dans la mousse au sol.

Nous avons mal pour eux et moi j'ais froid pour eux. Mousse + pluie + vêtements trempés ou partiellement abscents = allo docteur.

La police fait son petit tour, normal. Un limousine blanche d'au moins 5 fenêtres latérales traine un peu. Je pense qu'elle doit avoir quelques difficultés à prendre la sortie à angle droit de la place...

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19 h environ : Et si l'on allait boire au bar le Bear's ? Pourquoi pas. Un bémol, il s'agit d'un bar réservé aux hommes exclusivement. Kinia a donc de fortes chances de rester derrière la porte. Je prends le risque en partant du principe que si tel est le cas, je ne rentrerais que plus vite à la maison.

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Bear-s.jpgNous marchons en parlant et riant et les copains m'expliquent ce qu'est le bar le Bear's. Bear, en anglais c'est l'ours. Oui l'animal comme celui dont je soutiens la présence dans les pyrénées. Mais là il y a une différence. Il s'agit donc d'un bar réservé aux hommes dont les patrons privilégient "officiellement" les hommes genre trapus, costauds et surtout poilus. Des ours en somme.

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Arrivée devant le bar : une porte en bois épais, plein avec une petite trappe en guise de judas équipé d'une petite grille. Un panneau indiquant que la direction se réserve le droit d'accès à la clientèle. Une sonnette.

bear-s2.jpgNous sonnons et après évaluation visuelle la porte s'ouvre. Je demande aussitôt l'autorisation d'entrer en précisant mon hétérosexualité. Accordé. L'un des patrons, pour se moquer, me précise que l'entrée est normalement autorisée aux femmes à partir de 2 heures pour le ménage. J'éclate de rire. Puis, les conversations se tissent tandis que certains des hommes présents m'examinent afin de savoir si je suis une vraie femme ou pas. 

Je discute avec le second des patrons et vous savez ???? Je suis acceptée comme membre permanent du bar.

Je dois avouer que j'en suis fière.

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cave.jpg20 h 45 environ, direction le restaurant réservé. "les caves de la Maréchale". Le restaurant se trouve au sein de caves en plein sous-sol. J'ignorais l'existence de ce genre d'endroits. Un bon repas, convivial à souhait. Mais tout de même un peu cher surtout pour mes fiances actuelles. Mais bon, c'est ma première Gay-Pride et cela fait trop longtemps que je ne suis pas sortie...je n'ose compter les mois en question.

Minuit : Fin du repas. Mes copains se dirigent vers une boite mais je ne les accompagne pas. En effet, j'ai des enfants et des animaux qui m'attendent à la maison. De plus mes chiens, sortie en fiesta ou pas, vont gratter la porte afin de sortir et d'obtenir leur gamelle. Et oui, c'est cela d'avoir et d'assumer ses responsabilités...

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J'embrasse tout le monde et je me dirige vers ma voiture garée, loin, très loin : 1/2 heure de marche à travers les vielles rues de Toulouse. C'est digestif certes, mais ce sont mes pieds qui criaient à l'aide.

1 h 30 du matin : arrivée à la maison. Encore deux/trois trucs à faire et dodo à 2h.

Un journée magnifique malgré l'absence de soleil :

Un concert en église, la rencontre pour la première fois d'un de mes lecteurs, des copains et copines du jour mais que j'espère revoir, une longue marche, des découvertes, une carte d'entrée permanente dans un lieu interdit, des souvenirs à la pelle et surtout l'envie de partager tout ceci avec ceux qui n'ont pas eu la chance d'être là.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 17:57

Je pensais que nous n'étions pas nombreux sur cette manifestation.

Erreur d'évaluation de ma part.

Je vous fais un petit aperçu à l'aide des photos envoyées par la collègue lesbienne du petit train. (lesbiennes radicales)

Des photos, des liens et la vidéo officielle de l'association Arc-en-ciel.

Je me suis renseignée sur ces associations et je dois avouer que j'en ai beaucoup appris.

Je vous encourage vivement à vous munir du livret distribué sur les Marches des Fiertés. On y apprend la raison du référencement "Arc-en-Ciel" et de celui du triangle rose. Je suis restée bouche bée en le découvrant.

Ce qui m'a frappé : Je me suis sentie la seule, l'exception au sein d'un groupe. Cela m'a douloureusement remémoré le racisme dont j'avais bénéficié enfant.

Mais avec une grosse nuance : je n'étais pas rejetée pour autant. Tout le monde m'avait accepté avec ma particularité sans me poser de questions ni m'attribuer de titres désobligeants ou de railleries quelconques.

Il n'en n'est pas de même dans l'autre sens....

Décidément je n'ais jamais supporté et je ne supporterais jamais la discrimination....

Bon, la vidéo et les photos :

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.lesb15.jpg

.lesb5.jpg

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lesb3.jpg

http://www.bagdam.org/

http://zerose-org.blogspot.com/

 http://www.ouvrezlacage.com

arc-en-ciel Toulouse - tél : 06.68.62.74.29 - e-mail : contact@aectoulouse.com web : www.aectoulouse.com

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 08:47

Depuis 3 semaines, j'enquiquine mon patron afin qu'il me laisse cette journée de libre.

En effet, je n'ai jamais été à une Gay Pride et, comme à mon habitude, j'aime à découvrir les choses et situations que je ne connais pas.

Et puis, j'ai besoin de sortir, et je sais que c'est l'un des derniers endroits où l'on s'amuse sans complexes.

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Donc, c'est décidé, j'y vais.

Un gros bémol : la météo. Pluie prévue pour tout le week-end. C'est un peu normal car je ne travaille pas, donc il pleut.

Je regarde la météo : rien ne change, pluie prévue pour tout ce 19 juin. Je regarde par la fenêtre : un petit crachin. Donc je me mets ma petite robe rouge, et un gilet. Je mets tout de même un collant car on ne sait jamais.

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J'arrive à Toulouse pour midi. Je trouve, pour une fois, une place de parking gratuite et sans disque de stationnement.

Je remonte je ne sais quelle rue en direction du point de ralliement au Pont Neuf. J'en profite pour faire un peu de tourisme en découvrant des façades classées. Une église m'attire et je rentre. Un organiste répète. Je profite de la musique et je finis par demander l'autorisation de monter examiner l'orgue de plus près. L'organiste me fait une explication des claviers et tirettes et j'ai le droit à une démonstration de sa dextérité (c'est un organiste professionnel, vivant de son art).

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En sortant de l'église : malheur, il pleut à seaux. 

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Coup de téléphone des amis que je devais retrouver au départ du cortège. Ils viendront plus tard, un peu refroidis par la pluie qui ne cesse plus.

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Pas grave. Je me rends au point de départ de la manifestation. Je me présente auprès d'un groupe de filles. Je leur demande si, puisque je suis seule par abandon des copains, je peux me joindre à elles et si elles acceptent mon aide pour la décoration de leur petit train de touriste prévu pour le défilé. Les panneaux devaient être recouverts de plastique transparent afin de ne pas avoir l'encre qui bave sous cette pluie soutenue.

gaypride1.jpgElles acceptent avec plaisir bien que je sois une hétéro, une vraie, la seule ce jour là. Je leur explique la raison de ma présence sur ce défilé : JE SUIS CONTRE L'HOMOPHOBIE.gaypride2.jpg

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Plus cela va, moins cela va. La pluie se transforme en trombes d'eau.

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gaypride5.jpgLe départ est donné. Je monte à bord du train. Et puis, rapidement, il me faut bouger, attirer le peu de public présent.

Ni une, ni deux, je descends du train et je danse autour (la sono est à bord) et distribue les confétis. Tout ceci pendant deux bonnes heures, sous la pluie.

gay-pride6.jpgArrivée sur la place du Capitole, Les chars se posent et la sono prend le relais pour la danse devant quelques stands. Mais il n'y a presque personne.

Je retrouve les copains et nous allons boire un café en attendant la suite de la fin d'après-midi et la soirée.

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Je vous raconte la suite plus tard.

J'ai un gros soucis : mon appareil photo n'a pris aucune image. Pourtant j'avais mitraillé.

Je suis déçue car il y en avait de magnifiques malgré ce temps pourri.

Il vous faudra vous contenter de celles qui m'ont été envoyées par l'une des organisatrice du petit train et que j'ai mises sur cette page.

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