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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:29
Dans la série continue : l'orthopédiste.
 
Stage suivant : en chirurgie traumatologie et orthopédie.
anatomie-1.jpgCe stage commence comme tous les autres, hélas. Mais cette fois-ci un évènement allait encore faire empirer les choses.
Il y avait deux chefs de service, chirurgiens tous deux, forcément.
Le plus jeune des deux, venait de Paris et, de par le fait, n'était pas très apprécié des infirmières et autres collaboratrices idiotes.
Me sachant venant de la capitale, et surtout ayant repéré en moi un esprit de curiosité intellectuelle, il voulu me montrer les dernières nouveautés en chirurgie orthopédique.
Le courant passait très bien entre nous deux, professionnellement parlant. 
Je n'ai jamais eu de vues de quelques façons que ce soient avec cet homme marié. 
A vrai dire, je ne pensais même pas du tout aux hommes (ni aux femmes). Seules comptaient mes études !
Il me trainait donc avec lui dans ses visites et souhaitait que ce soit moi qui prennent les notes, car je l'avais informé de mon niveau en secrétariat.
Les imaginations et les ragots commencèrent.
Moi, idiote, je n'ai rien vu ni entendu, trop occupée à mon apprentissage. J'étais tout simplement ravie de la confiance qu'il m'octroyait.
Un jour, entre deux chambres, nous discutions, une fois de plus de Paris lorsque je lui appris que j'habitais à Maurin, petit village à 10 kilomètres au sud de Mont-de-Marsan.
Incroyable, il venait d'acheter une maison dans ce village. Il était tombé amoureux des moulures extérieures du 18ème qu'exposait cette maison de maître.
Il me proposa de venir la visiter afin que je lui donne mon avis. J'avais exigé de ne visiter que de l'extérieur. Ce que je fis la semaine suivante. 
La maison était effectivement superbe et je la connaissais depuis petite puisque nous passions devant le dimanche en allant à la messe.
Cette maison était, pour moi, inaccessible, car était celle des "riches". D'ailleurs, le prix demandé à la vente dépassait mon entendement, surtout pour moi, une étudiante.
Dès le lendemain, je fus fustigée par les collègues et le chirurgien refusa que je le suive dans ses visites.
os 1Une bonne âme nous avait surpris en train de parler de la visite de la maison, et, nous "aurait suivi". Bien sûr, cette bonne âme avait certainement bien su raconter l'affaire, qui n'existait pas, à qui de droit, amenant ainsi à mon rejet total dans le service et auprès de cet homme.
Voilà ! Encore une affaire pour arranger les miennes!!! 

 
gym-1.jpgDe colère, je me retournais plus précisément vers les gymnastes que j'entrainais. Cela m'occupais l'esprit ! Et encore ! Entrainer les 13 / 15 ans ce n'est pas facile !
Et pendant ce temps, Kaalloo, ayant raté son baccalauréat, s'occupait de l'une de ses tantes, toujours sous l'emprise de sa petite copine Lolo. Les parents de Kaalloo et ceux de la Lolo envisageaient d'arrêter une date de mariage entre eux deux.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 19:23

 

Parmi tous les stages effectués, certains sont mémorables. Ce fut le cas de la cardiologie.
 
Dans ce service, comme dans tous, ma pseudo-réputation m'avait précédé.
Je me suis donc retrouvée à devoir m'occuper seule (je rappelle qu'une élève doit être encadrée...) d'un mamie dans un état lamentable. Entre les soins d'hygiène et le pansement terrible aux fesses qu'elle avait, il me fallait une heure afin de m'occuper d'elle.
Une heure pendant laquelle, je disparaissais aux yeux de tout le monde, et heure pendant laquelle se faisait la pause café donc sans moi.

Un jour j'apprends que l'on va pratiquer une cardioversion : Il s'agit d'arrêter le coeur de quelqu'un qui bat n'importe comment (fibrillation auriculaire) avec un choc électrique (oui, oui, comme dans les films) afin que ce coeur redémarre seul dans un bon rythme. C'était un acte rare et risqué à cette époque.
Je demande donc à "voir".
L'infirmière : "Non, il y aura déjà assez de monde comme cela dans cette salle, on n'a pas besoin que tu nous gènes". 
Je sors dépitée de l'infirmerie, en même temps que le troupeau des blouses blanches.

Le médecin chef
sort des soins intensifs à ce moment là, et l'infirmière, pour se faire valoir, me balance je ne sais plus quelle vacherie.
Le médecin chef me regarde, me regarde, me regarde encore, s'approche, me regarde à nouveau et dit :"Tu ne serais pas la petite Kinia ?"
Moi : "Oui"
Lui : "Tu ne dois pas te souvenir de moi. J'étais ton cardiologue pour ton opération."
Moi : "Docteur XXL"
Lui : " Dis donc je vois que tu tiens ta promesse envers ta grand'mère. En quelle année es-tu ?"
Moi : "Deuxième"
Lui : "Donc tu n'as pas encore vu de cardioversion ?"
Moi : "Non mais on m'a dit de ne pas venir parce qu'il n'y a pas assez de place dans la salle." 
Lui  en s'adressant à l'infirmière médusée : "Kinia assistera à la cardioversion et juste à côté de moi. Je veux qu'elle voit tout correctement."
Elle : "Oui Docteur"
Lui : "Depuis combien de temps tu n'as pas vu de cardiologue ?"
Moi : "Depuis 5 ans."
Lui : "C'est vrai, tu étais en pension à l'armée, c'est ça ?"
Moi : "Et bien vous savez tout."
Lui : "Je te suis toujours, par le biais de ton grand-père. Tu manges à midi et demi ?"
Moi : "Oui, si j'ai fini."
Lui : "Tu auras fini. N'est-ce pas madame ? Bon je t'attends dans mon bureau je te ferais un bilan complet avec une échographie" (rare encore à cette époque).
Et il s'en retourne.
Elle toujours médusée me prenant par les épaules : "Il te connait ?"
Moi : " Oui c'est mon cardiologue, il était dans le bloc le jour de mon opération pour Communication-Inter-Auriculaire (dite "maladie bleue") en 1974. J'ai été la première enfant à bénéficier de la circulation extra-corporelle sur Bordeaux.
(comprenez une machine qui pompe le sang à votre place tandis que l'on trifougne le coeur à l'arrêt).
 
Puis j'ai eu le droit au café, à la pause cigarette (je sais que ce n'est pas bien surtout pour une opérée du coeur en service de cardiologie...mais c'était comme cela en 1987) et à la meilleure place pour voir la cardioversion. 
Un petit inconvénient tout de même : il m'a demandé un petit rapport écrit sur cette cardioversion que je lui ai faite dès le lendemain.
NA !!!!! 

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:13
40 : département des Landes, préfecture : Mont-De-Marsan.
Département qui a vu naître le monstre et qui va tout faire pour s'en débarrasser. Mais avant, 2 ans vont s'écouler.
Mon grand-père m'accueillit  donc chez lui pour m'assurer le gîte et le couvert pendant mes 2 dernières années d'école d'infirmière. Afin que je puisse être autonome, il m'acheta une mobylette, dernier cri, flambant neuve, avec, et c'est important le plus gros phare qu'il y avait sur le marché à l'époque pour ce genre d'engin. 
Cet acceuil lui permettait aussi d'avoir à nouveau de la famille auprès de lui. Ma tante, seconde soeur de ma mère, vivait là aussi en attendant de se trouver une maison à la mesure de son statut. A l'époque elle n'était que expert-comptable dans un cabinet de Mont-de-Marsan.
 
hop-mont-de-marsan1.jpgMon premier jour à l'école d'infirmière fût ...dur.
J'arrivais dans les locaux et demandais où était ma salle de cours. Je fus très surprise. La salle était petite avec deux rangées de tables en U et avait une capacité de 23 élèves. A paris nous étions 66. La seule place libre était au centre sur le U intérieur. Tous les regards étaient sur moi avec un mépris clair et distinct. Je n'avais pas encore ouvert la bouche. Que pouvait-on déjà me reprocher ?
Pas de présentations. A la première pause, je m'adresse à ma voisine immédiate de table et  je me présente. 
Odile : "Pas besoin, nous savons qui tu es".
moi : "Ah bon ? Mais pourquoi ces regards méfiants ?"
Odile : "On nous a prévenu qu'une fille allait venir de Paris et qu'elle allait nous en mettre plein la vue tellement son dossier est énorme. Donc, nous pensons que c'est toi qui va nous apprendre la vie."
moi : "Mais c'est n'importe quoi !"
Odile : " De toutes façons : Parisien tête de chien. Ca croit tout savoir ! Et tout apprendre aux autres !"
moi : "Laissez-moi au moins le temps de vous prouver que je ne suis pas comme cela. Il fallait  un super dossier pour revenir chez moi c'est tout"
Odile "Ah bon ? Tu es d'ici ? "
Et me voilà partie à raconter ma vie en plusieurs étapes car la pause n'était pas assez longue pour tout dire d'un coup.
Au fur et à mesure, les oreilles se tendirent mais le constat était : On va voir.
Et on a vu. Et on a bien tout fait pour.
J'ai été massacrée dès le premier stage.
Dans cet hôpital, à ce moment là, point de plateaux à pansements mais les tambours de compresses et les pinces à servir. Point de matériel à usage unique hors mis les aiguilles et quelques seringues. Point de gants stériles sauf au bloc.

bouche-cousue-.jpgEt j'ai eu le malheur de demander où tout ceci était rangé afin de faire mes soins.
Et j'ai eu le malheur de demander des gants à usage unique pour certains soins.
"Mademoiselle, n'est pas digne d'être une infirmière, une personne qui ne met pas les mains dans la merde et le sang !"
Premier stage 4/20 avec des mentions mémorables : "outrepasse ses fonctions d'élèves", "ne sait pas s'adapter au service", "devrait faire preuve d'humilité"...
Quid de mes observations de Necker ???
Pendant ce temps là, kaalloo préparait ses épreuves du baccalauréat.
 
Mais il y a eu une chose qui a aidé à mon intégration : la machine à café. En effet, personne ne voulait l'entretenir. Je l'ai fait, deux fois par semaine pour le nettoyage et tous les jours pour le remplissage et le compte de la caisse. Il paraît que le café n'avait jamais été aussi bon. Forcément, la machine été propre.
Mais bientôt les première épreuves écrites...
 
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 11:39
Le dernier stage de pratique professionnelle à l'hôpital Necker touchait à sa fin ainsi que mon séjour à Paris.
Nous avions eu la chance de pouvoir apprendre la technique pure de tous les actes infirmiers : injections, réfection des pansements, perfusions, alimentations.... avant notre dernier stage. Le tout avec du matériel de la dernière technologie : seringues et aiguilles jetables, kit pour les pansements en petits plateaux individuels...(ceci est important car, encore à ce moment là, on piquait avec des seringues en verre). seringue-verre.jpgTechnique en main, il ne nous restait plus qu'à mettre en pratique la gestuelle mais surtout à apprendre la surveillance et les raisons des pratiques en question.
En effet, n'importe qui peut faire une piquouse techniquement mais nous ne faisons pas 3 ans d'études après le bac pour rien. 
Le principal, c'est à dire la raison thérapeutique, la surveillance et les réactions à adopter en fonction sont à saisir.
mosquée parisgrande Mosquée de Paris         Grande Synagogue de Paris synagogue Paris

De plus, Necker étant un établissement recevant des patients de tous horizons, nous avons eu la chance d'avoir des cours très particuliers.
3 heures avec le chef de la Mosquée de Paris, 3 heures avec le Grand Rabbin de Paris et 3 heures avec un prêtre catholique. notre dame Notre Dame de paris
Ceci afin de nous donner les bases de chacune des trois grandes religions monotéïstes et de savoir adapter nos actes et réactions dans le respect de chacun.
A la fin de ce stage en néphrologie adulte, pré-greffe rénale, j'ai eu un moment fort de ma vie. L'infirmière qui m'avait suivi durant ces 3 semaines me rendit ma note de stage (18/20) en me disant : "je n'ais pas le droit de te mettre plus pour une première année mais saches que tu seras une excellente infirmière. je regrette de savoir ton départ de la ville. J'aurais aimé travailler avec toi".
C'est donc le coeur gonflé à bloc et l'esprit tranquille que je quittais paris.
En effet, une année passée à chercher à me loger sans y arriver, le transfert de mon dossier avait été demandé sur Mont-de-Marsan. Mon grand-père maternel décidé à m'offrir le gîte, le couvert ainsi que la mobilette pour finir mes 2 dernières années d'étude (3 si je venais à devoir redoubler).
Le transfert fut accepté car j'avais un dossier en béton : 15 /20 de moyenne en stage et 17/20 de moyenne à l'écrit. 
Je fis mes adieux à Christine mais je ne quittais Paris qu'à la fin du mois de juillet.
J'avais trouvé un poste d'aide-soignante auprès de la Clinique d'Ermont. En effet le passage de la première à la deuxième année donnant l'équivalence du diplôme d'aide soignante. 
Je fis mes premières armes dans cet établissement et le choc fut assez violent. Je me rendis vite compte que, tout examen qui soit en poche, la réalité du métier s'apprend "sur le tas".
Par contre, j'étais trop préoccupée par mon apprentissage et par mon transfert dans le Sud-Ouest pour ne pas avoir fait attention au pire du métier : les collègues.
Et pendant ce temps Kaallo sortait toujours avec Lolo. 
landes.jpgQuelques jours chez mes parents, alors domiciliés à Narbonne et puis arrivée du monstre dans les Landes. Aïe ! 
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 17:53
Notre chère Muguet Jocelyne m'a tagué en orange.
Je dois donc présenter 7 photos me représentant dans les teintes orange.
N'ayant toujours pas d'appareil photo numérique, je vais tenir l'exercice avec des images du Web.
Les 7 suivants à faire l'exercice seront, s'ils le souhaitent : 
Arachnée en bleu, 
Minijupe en orange, 
Nat en vert, 
Laurent en rouge, 
Dom en blanc, 
Alex en noir et 
Francis en petits poids (histoire de rigoler un peu...)
Voici dons mes 7 images ainsi que leurs explications :
Mon rêve de partir en Afrique à la découverte des populations locales et de leurs vie (ethnologie)
peuple
L'un de mes fruits préféré, frais et juteux et ma plus belle réussite de confiture douce. (attention à la version sanguine...)
orange-2.jpg
L'une de mes passions abandonnée faute de temps : la couture 
robe-1.jpg
Un rêve accompli : faire de la musique. Et oui, je suis tromboniste (petit niveau mais tromboniste quand même) dans un groupe de l'Ariège. Nous jouons aussi bien de la batterie-fanfare que de l'harmonie (messe ou pas) et nous avons crée un groupe de bandas "Los Pagallous" (prononcez los Pagaillous" = les pagailles - on ne rit pas c'est moi qui ait imposé ce nom au groupe).
musique-orange.jpg
Une des causes que je défends par des achats d'objets du catalogue et oralement dans une région où l'on n'est pas pour : l'ours des pyrénées.
ours-1.jpgours 2
Ma situation actuelle représentée par cette fleur qu'il faut mettre à la puissance 10 : le soucis
fleur-1.jpg
Celui qui me fait vivre et qui en a subi avec moi, chirurgie grave et addiction au tabac.
Mais celui que je vous offre en toute simplicité mais avec sincérité.
coeur-3.jpgcoeur 2


 
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:54
Cela n'aura échappé à personne mais le 25 nous fêtons un anniversaire à l'échelle mondiale.

Pour une fois je ne vais pas être bavarde
(si c'est possible !?!?)
 
Je vais vous montrer en cinq photos volées sur net ce qu'est cet anniversaire international.

1/ Pour les croyants :
crèche 1

2/ Pour les enfants et tous ceux qui ont encore une âme d'enfant :
perenoel-1.jpg

3/ Pour tous :
cadeaux.jpg

4/ Pour les "grands" :
groupenoelf.jpg 
groupenoëlg 
      
5/ Pour le monstre de Kinia 


mec noel

mec 5

 JOYEUX NOëL
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 13:11
Nous avons franchi le 400ème commentaire sur mes pages.
MERCI, MERCI A VOUS TOUS QUI AVEZ LE COURAGE DE ME LIRE.

En réponse à vos questions et remarques, j'ai décidé de vous consacrer cette page. 

1/ Tout d'abord des informations sur le chien que j'ai trouvé samedi il y a déjà 10 jours :
Il s'agit d'une chienne de la race des lévriers Whippet.
whippet1.jpg Je n'ai toujours pas d'appareil photo numérique alors je suis allée sur la toile afin de trouver les images qui lui correspondent.
La voilà, mais un peu plus dans les marron tigré et avec l'antérieur gauche en moins.
whippet2.jpgVoilà ce qu'elle fait de mieux. 

2/ La recette de ma grand'mère pour préparer le foie gras cuit. Moi je prends du foie gras d'oie. 
- Prendre les lobes, enlever le "nerf",
- les séparer et les recouvrir généreusement d'un mélange de 2 tiers de sel pour un tiers de poivre noir. Ensuite les laisser reposer dans un torchon humide durant 30 minutes minimum et 2 heures maxi. 
- Essuyer les lobes précautionneusement avec du sopalin. 
- Couper les lobes en portion en fonction des bocaux droits (pas ceux pour les légumes)
- les mettre dedans de façon à ce qu'il arrivent à toucher le couvercle. 
- Ajouter 1 à 2 cuillères à soupe d'Armagnac et rien d'autre. NATURE !
- Mettre à stériliser. 
Maintenant MA touche :  
- utiliser un ultracuisseur clip rouge et recouvrir totalement les bocaux d'eau. 
-Au chuchotement de l'ultracuiseur, baisser le feu et compter 15 minutes pour un foie gras rosé et 25 minutes pour un foie gras cuit. 
- Faire fuir la vapeur mais surtout ne pas ouvrir l'ultracuiseur. 
- Laisser les bocaux comme ceci jusqu'à refroidissement total de l'eau de l'ultracuiseur. 
- Ouvrir l'ultracuiseur et maintenir les bocaux au réfrigérateur.

3/ Les paroles de la chanson de Juliette sur les beaux uniformes. Attention avec cette artiste il faut lire jusqu'au dernier mot car souvent c'est celui-ci qui embarque la chanson.
 

Juliette
LES LANCIERS DU BENGALE

Paroles: Juliette Noureddine

 juliette1


Bien sûr, les légionnaires
Avec leur habit vert
Et leur képi blanc
Sont des plus troublants
Mais j'ai la nostalgie
D'autres guerriers plus suaves
Et des drapés rougis
Des culottes de zouaves

REFRAIN:
J'aime les lanciers du Bengale
Et les spahis du Sénégal
Les uniformes rouge et or
Moi, j'adore

Aujourd'hui on voit de grands gars
Déguisés en piquants buissons
C'est efficace mais ce n'est pas
Très élégant dans les salons
Moi, je préfère les brandebourgs
Les épaulettes et les chapkas
Dont s'attifaient les fiers pandours
Pour la polka

REFRAIN
Où sont-ils donc ces militaires
À la splendeur réglementaire
Qui faisaient danser nos grands-mères
Avant d'aller flinguer grande père?
Qui nous rendra les passementeries
Les shakos et les sabretaches
Qui donnaient à la cavalerie
Son air bravache?

REFRAIN
Ah, comme je regrette ce temps-là
Où dans la brume du petit matin
On voyait ces jeunes gandins
Mourir en tas
Pour l'ennemi, c'était facile
De culbuter au champ d'honneur
Un Arlequin, un imbécile
Tout en couleurs
J'aime les lanciers du Bengale
Et les spahis du Sénégal
Les pontonniers de la Grande Armée
Les cuirassiers
Je peux vraiment pas prendre mon pied
Avec le kaki des troupiers
Ni le bleu marine des pompiers
Et voilà pourquoi je vais épier
Tous les jours de la semaine
La Garde Républicaine

4/ Afin de compenser les jolies infirmières présentées sur une page antérieure : voici ceux qui vont nous donner les soins dont nous rêvons :

 mec 8 il nous montre le lieu de l'injection       Comme soignant je préfère Housse et vous ,


house 1 clooney.jpg  

beau mec 1 
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 09:20
Ceci est un appel à témoins...
Samedi 11 décembre 2009, en allant au travail (alors que je suis de repos...), dans le brouillard, au centre d'un petit village, j'ai vu un "Lévrier" claudiquer sur ses 3 pattes.
Je me suis tout de suite arrêtée, en plein virage mais en visibilité afin de ramasser ce petit être affamé et transis de froid.
J'ai tout d'abord cru que c'était un lévrier massacré comme je l'ai vu dans un reportage il y a quelques temps.
En effet, en Espagne, les lévriers non ou plus rentables pour les courses sont amputés à vif et abandonnés ou pendus.
Vu ma proximité géographique avec l'Espagne, mon pied a glissé sur la pédale de frein afin de réceptionner l'animal.
Heureusement, nous ne sommes pas dans l'exemple cité.
Il s'agit d'une vieille femelle "genre Lévrier", poil ras gris et blanc, amputée de l'antérieur gauche (amputation chirurgicale à l'épaule), aveugle d'un oeil, porteuse d'un collier anti-puce rouge.
Cette chienne a visiblement déjà porté et a des griffes très longues.
31-2.jpg 31-1.jpgJe l'ai ramassé à Lagrace-Dieu en Haute-Garonne.
C'est visiblement la chienchienne à sa mémère car  elle ne mange pas les croquettes (de très bonne qualité) de mes chiennes mais de la pâté et elle dort sans complexes sur le canapé. Ce qui est interdit à mes propres toutounes !
Elle est douce , obéissante et un peu beaucoup pot de colle. Elle ne se langui pas de caresses.
Si vous connaissez la propriétaire, dites-lui de contacter la SPA de Saint Gaudens, la clinique vétérinaire de Carbonne ou celle du Vernet, établissement auprès desquels je l'ai faite enregister à la recherche.
MAIS BON SANG, POURQUOI N'A-ELLE PAS NI TATOUAGE NI PUCE ELECTRONIQUE ?????
Merci de votre aide
Oui, je sais, je pourrais mettre une photo mais pour cela il faut être équipé d'un appareil numérique ou d'un scanner et je ne possède ni l'un ni l'autre. 
J'espère vraiment retrouver le propriétaire afin de les rassurer lui et la chienne mais aussi parcequ'un autre chien, dont je soignait le maitre, décédé dernièrement (pas dans mon établissement), attend la place.
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:33
Durant toute cette année estudiantine parisienne, un problème majeur s'est posé en permanence. OU LOGER ?
En effet, entre les besoins de vie personnels de ma tante sur Ermont et mes envies d'indépendance, le logement était nul.
J'ai bien cherché à garder une grand'mère contre logement à Odéon mais cela n'a pas collé (la famille m'avait prévenue que j'étais la 10ème en moins d'un an et demi à tenter l'expérience). C'est là que j'ai découvert les joies des bains publics.
15ème 1 15ème 2J'ai renouvelé l'expérience avec une grand'mère, épouse d'un homme célèbre rue Montaigne mais le voisinage n'a pas supporté ma présence de pauvre dans le secteur. Que c'est beau l'avenue Montaigne, par contre pas de transport en commun en dehors de bus et encore...Dans le 15ème, chacun possède SA voiture, oh pardon : SON AUTOMOBILE HAUTE GAMME. Ceci dit, dans l'appartement en question, il n'y avait pas de salle de bains. Juste une pièce joliment décorée avec un lavabo. par contre l'immeuble est classé...
J'ai même passé une nuit sous le pont qu'a embrassé Dy.
Bref, plus rien de bon et je perdais trop de temps à chercher un lieu de sommeil plutôt que de travailler.
Décision fût prise : retour à l'envoyeur et transfert du dossier scolaire auprès de l'hôpital de Mont de Marsan. Je serais hébergée par mon grand-père maternel.
En attendant, deux choses : 
1/ avoir un dossier en béton afin de permettre le transfert,
2/ finir l'année en cours.
Mon oncle de Ermont me proposa l'appartement de sa tante qui venait de fracturer le col du fémur. De fait, le dit logement était vacant pour 4 mois et cela arrangeait tout le monde qu'il soit occupé. Je retournais tout de même tous les week-ends les voir et profiter de la machine à laver.
Super, un petit studio, chauffé, avec une salle de douche et tous frais payés contre son occupation : je prends !
clichy-1.jpgMe voici donc arrivée à Clichy (92) pendant sa grande période de travaux.
Restait le problème de la nourriture. Et oui, Il ne faut pas non plus vouloir que l'on me remplisse le réfrigérateur en prime.
En bas de l'immeuble, un magasin sur rue de produits frais : légumes, fruits, poissons et viandes.
Je me présente donc auprès du gérant de "Lepeuve et Penig" et je suis embauchée de suite pour le maintien d'un stand les samedi et dimanche matin. 
Nouvelles feuilles de salaire, déclarations légales et tout. Le rêve pour une "vendeuse extra" à 50 francs de l'heure.
Je peux l'avouer maintenant, la deuxième semaine, en attendant la paie, j'ai piqué 10 francs dans la caisse afin de me payer le ticket de carte orange. Mais j'ai tout restitué après !
Me voici donc à vendre du poisson, les mains dans la glace toute la journée ou sous le robinet d'eau chaude...(merci la maladie de Raynaud). 
Je n'ai jamais eu autant de place dans le métro que lorsque je sortais de ce travail afin d'aller voir ma tante et mon oncle à Ermont. La première chose que faisait ma tante était de me déshabiller et de propulser le tout dans la machine à laver, d'u côté, et sous la douche de l'autre.
Puis j'ai été affectée au petit stand des coquillages et fruits de mer. Donc les crevettes et les crabes. J'ai demandé à être formée sur les produits de façon à pouvoir les vendre. Pas de soucis. "Vu votre potentiel à la vente, tout ira bien. Et même sans connaitre les produits, vous pouvez tout vendre." Merci chef. Ce fût la première fois que l'on me faisait confiance au travail et que l'on me le disait. 
Cela m'a fait du bien.

Et pendant ce temps là, Kaalloo fréquentait toujours Laurence et préparait son baccalauréat. 
 
Le principe de ce magasin était le suivant : vous preniez vos produits, la vendeuse les pesait, vous annonçait le prix et vous remettait un ticket. Avec ce ticket, vous passiez à la caisse, au centre du magasin, un coup de tampon et vous reveniez chercher vos produits en échange dudit ticket.
crabe-1.jpgUn matin, devant mon stand de crabes, des tourteaux pour la saison, se présente un homme de type "asiatique". Il me demande de lui choisir trois tourteaux. 
Moi : Pour les pinces ou pour la chair Monsieur ?
Lui : Pourquoi, il y a une différence ?
Moi : Oui monsieur. Si vous souhaitez un tourteau pour la chair je dois vous choisir une femelle, si c'est pour les pinces, je dois vous choisir un mâle.
Lui : les 2
Moi : 2 mâles et une femelle ou 2 femelles et un mâle.
Lui : 2 mâles et une femelle, mais bien en chair, pas vides.
Je soupesais donc mes crabes, cognais un peu sur la carapace, demandais l'accord du client et j'éditais le ticket.
Mes collègues des poissons et des fruits me regardaient inquiets. Le monsieur revint récupérer ses tourteaux non sans me dire : "très bien choisis mademoiselle, très bien".
Soulagement évident de mes collègues. 
Moi : Ben quoi ?
Ma collègue : tu sais qui c'est ?
Moi : Non
Elle : C'est le plus grand restaurateur asiatique de Paris. Il vient jusqu'ici pour ces crabes et ses crevettes. Si tu avais raté la vente, on le perdait. Tu t'en es super bien sortie.
Moi : J'ai les mains gelées, je vais sous l'eau chaude.
Puis j'ai été affectée aux fruits et légumes exotiques. Je demandais carrément aux clients ce qu'étaient les produits et leur méthode de préparation.
En quelques semaines, j'ai appris la vie au travail, la valeur travail et une foule d'informations sur les produits alimentaires.
Encore merci Lepeuve et Pening.
Et voici un petit jeu : imprimez le dessin ci-dessous, coloriez-le et trouvez la bébette.
crabe 2 
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 17:59
Encore un petit écart dans mon histoire...

Cela fait des années que je milite pour 2 choses, médicalement parlant, en terme de santé publique.

La santé publique : définition : L'ACTION SUR L'INDIVIDU A VISEE PREVENTIVE POUR LA COMMUNAUTE. (pathologie et finances)

Donc je défends héroïquement : 
1/ le don d'organe et de tissus de son vivant et de sa mort, (et donc le fait de le savoir avant de mourir),
2/ la vaccination.
Le don d'organes, nous en parlerons plus tard. 
Mais la vaccination est d'actualité même si je pense que les battage médiatique est exagéré (pléonasme de battage et d'exagération).

Mais où vais-je en arriver ?
Voilà, j'arrive !

Depuis des mois, je prêche la vaccination préventive envers la grippe dite saisonnière mais aussi envers la grippe H1N1.
Quelques oppositions à mes propos, comme d'habitude mais ces derniers temps ATTENTION ! A croire que l'on va en crever...
Je rappelle donc que la vaccination envers le virus de la grippe ne vous empêchera pas de faire les bronchites ainsi que toutes les gentilleries de l'hiver. Vous pouvez même faire la grippe !!!!! 
MAIS  vous la ferez atténuée. Vous ne ferez pas la méchante qui vous amènera en réanimation voire entre 4 planches. Et en plus les organes deviendront inexploitables pour les greffes. Donc un joli bilan négatif sur toute la ligne !
Voilà pour le rappel.
Mais pourquoi cette réflexion aujourd'hui plutôt qu'hier ?

Malgré toute l'énergie déployée auprès de mes collègues de travail, nous ne sommes que 2 à accepter la vaccination bien que nous soyons dans un établissement sanitaire. Le patron nous envoie donc auprès des centres de vaccination existants.
Ce matin, mardi 2 décembre 2009, je me rends donc auprès du centre de Muret (31), avec mon diplôme d'état d'infirmière sous le bras, car, quelque chose ce matin m'a dit de le prendre. Lorsque j'ai vu le monde présent devant les portes, j'ai cru tomber à la renverse. Les médias n'avaient pas exagéré l'influence dans les centres et les délais d'attente à subir.
Bon, j'en avais pour au moins 3 heures et donc je décidais de proposer mon aide afin de faire avancer les choses au moins un petit peu.
Bingo ! Une infirmière était manquante et j'ai été embauchée de suite.
Bref, j'ai passé ma matinée à piquer essentiellement les enfants et les femmes enceintes car j'ai été installlée dans le secteur "sans adjuvant".
C'est fou le nombre d'enfants qui doivent naître en février 2010 !
C'est fou comme le monde est petit : je connaissais la plupart des infirmiers et des médecins présents. (Je vous raconterais plus tard les circonstances de ses connaissances)

13 h 30 : bon, il y-a-t-il encore un médecin pour m'examiner et m'accorder l'injection ? Oui, ouf ! Il allait partir manger.
Ok pour la piquouse ! Bien, seul avantage à l'affaire, je me suis piqué moi même, AVEC ADJUVANT, et cela m'a bien arrangé car depuis que je suis infirmière, je ne veux pas que l'on me touche. Je me fais mes prises de sang moi-même et tout le toutim (même les points de suture mal placés).

Et vous savez quoi ? On m'a demandé de laisser mon RIB afin que je sois payée. J'ai refusé le paiement puisque j'ai voulu AIDER. Non ! C'est la loi, vous devez être payée. Bon. Je vous laisse aussi mes coordonnées en cas de besoin.
Au revoir et à la prochaine. 
QUE DEMANDER DE PLUS ? 
POUR LES INDECIS : voici quelques illustrations stimulantes : 
 
 
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