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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 17:37

Au décours de ma lecture de différentes pages d’internautes, je suis tombée sur de billet de Laurent, billet issu de Katel et Sylire.

Je me permets de le copier et de me tenter à l’exercice.

Je tiens juste à rappeler que le tagg Amélie Poulain avait déjà été une épreuve pour moi, alors….


Décris-toi : Délivrance post partum,

Comment te sens-tu : Remontée à bloc mais suspicieuse,
Décris là où tu vis actuellement : les premières fleurs après le désert,
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Plonger nue dans l’Atlantique en marée montante,
Ton moyen de transport préféré : Ivresse sexuelle
Ton / ta meilleur(e) ami(e) est : ma petite sœur,
Toi et tes amis, vous êtes : une longue histoire parsemée de trop longs silences forcés
Comment est le temps : rayon de soleil horizontal sous les nuages gris, avant l’arc en ciel,
Ton moment préféré de la journée : le café au café avec les copains à 9 h
Qu'est la vie pour toi : sortir du gouffre à chaque fois plus profond mais maintenant il y a une échelle de corde,
Ta peur : perdre mon travail
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : faire des casse croutes tous les jours et rien de plus mais sortir couvert,
Comment aimerais-tu mourir : sur le coup dans un accident de la route,
la condition actuelle de mon âme : Viva
la Revolución


 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 15:09
Adieu Echouboulains, départ définitif. Une nouvelle vie doit commencer. Tout n'a pas été dit sur ces 9 ans d'internant mais les retours se feront à l'occasion.

Me voici donc dans mon train direction Mont De Marsan, flanquée de mon bachot et de mon acceptation à l'école d'infirmières de Necker.

A peine arrivée dans les Landes, les bisous de courtoisie sont distribués. En effet, le coeur n'y était pas. Dès le lendemain, direction l'hôpital général de Mont de Marsan, 3ème étage, service de médecine endocrinologie. Ma grand- mère n'avait rien  faire dans ce service si ce n'est le fait que le chef de service voulait absolument s'occuper de cette femme qui avait su lui donner sa chance, à lui et à son copain généraliste, lors de leur installation dans la ville, il y a longtemps de cela.
Me voici, raide comme la justice, à observer ma grand mère allongée dans son dernier lit. Elle avait perdu au moins 60 kilos. Je l'ai toujours connu très forte, obèse de post guerre, comme toutes ces femmes qui donnaient la viande aux enfants et se contentait du gras. Là, elle avait une corpulance normale. Le choc fut terrible.
Elle se réveille un peu et me dit : "Il parait que tu vas devenir infirmière ? C'est un très beau métier, tu verras". "Oui grand-mère j'ai été reçue au concours et j'ai eu mon bac.". Et elle me répond : "C'est un merveilleux métier, vois comme elles sont gentilles". Puis elle s'est rendormi et on m'a demandé de sortir dela chambre. Une heure plus tar, elle ne se souvenait plus de mon passage.
Beaucoup plus tard, j'ai appris que rêve avait été de devenir infirmière mais la seconde guerre avait écroulé ce projet et ensuite, le plan Marshal et les enfants à faire et à nourir...Bref, quelque part, j'assouvissais son rêve.

2 jours plus tard, mes parents, qui habitaient à Narbonne à ce moment là, me racompagnèrent dans l'Aude afin que je m'occupe de la maison, de mes frères et soeurs ainsi que des chiens.
Ma mère avait garanti à sa mère (donc ma grand-mère) de sa présence auprès d'elle lors de son départ définitif, en lui tenant la main, et donc il me fallait m'occuper du reste à la maison. No problem. J'avais 19 ans tout de même. 
Ma mère a toujours oublié mon anniverssaire. Cette fois, elle avait acheté un gateau afin de fêter mes 19 ans, mon bac, ma mention ainsi que le concours d'entrée à l'école d'infirmières. 
Le gateau arrive sur la table du jardin, je souffle les bougies et je commence à couper les parts. Le téléphone sonne. Ma mère se précipite. Ma grand-mère venait de mourir. Ma mère s'est effondré, sans pleurs devant ses enfants, et elle simplement dit : "Kinia, désolé, nous partons à Mont de Marsan. Je compte sur toi pour t'occuper de tout.". "Oui maman, bien sûr. Tu peux compter sur moi. Ca va ?" Pas de réponse. Depuis, ma mère n'a plus jamais été la même. Elle ne s'est encore pas pardonné de ne pas avoir été là au moment du décès de ma grand-mère, de ne pas avoir tenu sa promesse. Elle s'est alors réfugié dans la religion, à outrance.

Actuellement, elle est un membre plus que très actif du CCFD et va devenir Diacre.

Je n'ai pas souhaité aller à l'enterement de ma grand-mère et cela arrangeait tout le monde que je reste à gérer la maison.

Le mois d'août arrive. Je pars à Palavas les Flots, faire ma colonie de vacances en qualité de femme de service. Cette place m'avait été obtenue par le service social d'Echouboulains. 

Mes 19 ans vont-ils enfin ressembler à quelque chose d'un peu plus guai ? 
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:11

Je n'ai et je n'ai jamais eu de complexe avec mon âge. 
Nous avons tous l'âge de nos artères et nous n'avons pas choisi le jour de notre naissance.
Il y a toujours eu un évènement particulier pour mes anniversaires en 3 : 13 ans, 23 ans, 33 ans et 43 ans mais à part cela mon âge ne m'a jamais apporté le moindre soucis.
J'ai 43 ans et alors ????

Les autres ont eu des complexes pour moi mais pas le contraire. "Bientôt 40 ans, qu'est-ce-que cela te fais ?" ou bien "Ah là là la quarantaine c'est un passage". Mais pourquoi nous mettons nous de telles barrières ? Mes 40 ans ne m'ont apporté que la joie de puvoir organiser une super fête et c'est tout. Ma soeur, plus jeune que moi, elle, n'arrive pas à s'y faire ;  c'est son problème !

Enfin cette année pour mes 43 ans j'ai été servie :

1/ Au bal de ce 13 juillet, un jeune blanc bec de 22 ans me drague vulgairement et finit par me demander :
lui : "Quel est votre âge ? "
moi : "43 ans"
lui : "Et ça ne vous fait rien de dire votre âge de cette façon, à votre âge ?"
moi, dans ma tête : "petit con, le complexé c'est toi, dégage"
moi ouvertement : "Non, pourquoi ? Ca pose un problème ? J'ai l'âge que j'ai mais moi, au moins, je suis polie !".
La-dessus aurevoir.


 2/ Ce samedi, lors d'une prestation avec mon groupe de musique, c'est une gamine de 10 ans qui m'a assise.
Je joue dans un groupe de musique sur 3 repertoires différents dont l'un est une banda. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est : une petite explication : Les Bandas sont des groupes de musiciens (cuivres, anches et percu) qui animent les soirées et repas de villages à type musique du sud-ouest. L'exemple le plus connu étant les groupes que vous voyez dans les reportages des fêtes de Bayonne.
Bref, ce samedi, nous allons animer l'appéritif d'un mariage. Soirée privée donc, afin d'égayer ce "no-man's land" qu'est l'appéritif du mariage durant lequel se cotoient les membres des familles qui ne se connaissent pas et les non invités au repas.
Comme à l'accoutumée, je mets l'ambiance en faisant danser les  anciens et en proposant aux enfants de manipuler le tambourin et les sifflets (de gendarme et tri ton). Je tends donc mon tambourin à une gamine, un peu beaucoup en chair, afin de la faire participer aux festivités.
moi : "Tu veux essayer le tambourin ? "
elle : "Je peux ? "
moi : "Oui bien sûr, n'aies pas peur, je ne vais pas te manger."
elle : "Mais, je ne sais pas"
moi : "Je te fais peur ,"
elle : "Mais t'es vieille Madame ! "
moi, surprise mais gentiment : "Tu sais cela ne se dit pas à une dame. En plus je dois avoir le même âge que ta mère"
elle : "36 ans ? "
moi : "Un peu plus"
elle : " 37 ? "
moi : "Non 43 ans"
elle : "C'est vieux ça ! Je peux prendre le sifflet ? "

Que dire ? Tout est dit. Ce qui me rassure est que JE NE SUIS PAS VIEILLE.
Non mais alors !!!!!!! 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 00:19
Vive les vacances, plus de pénitences, les cahiers au feu, la maitresse au milieu.
C'est ce que l'on chantait en primaire.
Et oui, l'actualité du moment m'oblige à faire une pause dans mon récit. Cette actualité ? Les vacances.
Cette page est dédiée à tous ceux qui partent ou qui sont déjà revenus de vacances. Quelle belle invention que celle des congés payés !
Je dédie aussi cette page à tous ceux, qui, sont en congé mais ne partiront pas.
Mais surtout à tous ceux qui, comme moi,  ne partent pas car le travail et le non droit au congés les obligent à subir la chaleur au boulôt.
Cette année, est ma 9ème année consécutive sans vacances ni congés car, le seul moment pour trouvER du taf est lorsque les autres sont abscents pour le motif suivant : CONGES ANNUELS. Et certains rajoutent : fermé pour cause d'inventaire.
EN RESUME :
    1/avant de dépérir       
                     
                                                                                                                                                                                    
                                                                






2/avant de fondre les neurones 



 




  3/avant de sentir trop mauvais







4/ Bronsez
                                                                        


                                  
                



                           5/aérez-vous la tête  

 

    







   6/ faites des rencontres sublimes rencontres





  7/ tapez dans le mile            








                 8/attention aux sorties de route car  .......
                  et attention au risque de me rencontrer



              







9/ revenez en forme                         10/gentils petits diables


     







11/ne pensez pas                             ET SOURIEZ AU MONSTRE  



    

 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 22:29
Ces derniers jours, une vive polémique s'est installée sur certains blogs.
La mort de Mickael Jackson en est à l'origine.
Pourquoi en parler ausi longtemps dans les médias , Ne va-t-on pas nous laisser tranquile avec ce sujet ?
Pourquoi autant pour lui et pas pour d'autres ? Pourquoi ce décès occupe-t-il tout l'espace et de ce fait occulte-t-il les autres faits divers et les autres personnalités décédées à la même date ?
Mes commentaires sur ces différents blogs n'ont, semble-t-il pas été compris ou ont une une fin de non recevoir. Afin de donner MA réponse à ce sujet sur MON blog, je vais m'aider d'un article de journal qui m'a été révélé par la revue de presse de la matinale de radio france.
Il s'agit du receuil de propos de Claire Chantry dans le "Aujourd'hui en France" ou "le Parisien" de ce mardi 07 juillet 2009.
Je vais tout simplement recopier l'article dans sa totalité car il me correspond complètement et ne doit pour cela n'être qu'une possiblité de réflexion pour chacun et non l'interprétation d'un simple plaggia. 
L'article s'intitule : "Cela fait du bien de vivre ce moment ensemble
François de Singly, Dr, sociologue à l'université de Paris-Descartes                

Pour le sociologue François de Singly, la mort de Michael Jackson permet à la société de pratiquer une forme de communion.
Comment expliquez-vous cette émotion planétaire ?
François de Singly. Le phénomène est d'abord générationnel. Ceux qui ont grandi avec Michael Jackson appartiennet à des générations marquées par la culture mondiale. Ces gens là ne se réfèrent ni à une nation ni à une classe sociale ou une race. Ils ont en commun d'avoir été élevés avec sa musique et guidés par le sentiment d'appartenir au même monde. Le chanteur est mort jeune, il laisse des générations plaines et fvivantes qui font vivre une émotion unverselle à toutes les autres, qui reconnaissent le génie d'un homme au-dessus de la mélée. Sous cet angle, notre héros national, Johnny Haliday, est un talent local en quelques sortes démodé.                         
Que traduit cette ferveur universelle ?                    
 La société a besoin, de temps en temps, de se reconnaître dans un évènement ou un héros, la coupe du monde de foot, les adieux de Lady Di...Ce rituel de la grand messe génère le plaisir de partager une émotion avec des millions de gens que vous ne connaissez même pas. Dans une société individualiste, il est important de reconnaître une partie de de soi dans les autres. C'est vrai pour les fans comme pour les autres. Chacun veut participer, car cela fait du vien de vivre ce moment ensemble. Plus que la crise, l'admiration suscitée par Obama accroît cette envie de communion mondiale.

Les zones d'ombre de Michael Jackson ne changent-elles rien à l'affaire ?
Au moment de la mort du chanteur, personne n'est allé voir en boucle les images du procès, mais les vidéos de son fameux moonwalk. Son talent était tel que chacun est prêt à admettre, à l'heure du recueillement, que les génies ont forcément des failles. Rares sont les êtres d'exeption qui ont mené une vie ordinaire. On est prêt à lui pardonner car il a alimenté une émotion artistique rare durant de longues années.
                                  
Le monde pourra-t-il produire d'autres idoles semblables ?
Plus difficilement. Aujourd'hui, on fractionne : les chansons sont faites pour un âge donné. Or, pour voir naître un phénomène comme celui-ci, il faut qu'une génération sur au moins dix ans soit touchée et pas seulement un âge ou une année. Si une création musicale est réservée à un petit nombre, cela interdit de telles messes. La ferveur aura des dimensions plus réduites. De temps en temps, il pourra cependant se trouver un homme ou une femme qui transcendera cette nouvelle logique.
  


Voilà. A vous de me donner votre avis.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 21:03
1985 : les 19 ans du monstre, le 27 juin plus précisément.

Alors, ce 27 juin 1985 : un  goût très particulier : suave puis sucré et rapidement très amer.
Les épreuves du baccacalauréat passées, l'attente des résultats s'intalla, longue....mais non pas tant que cela. Les élèves des autres classes étaient parties même les troisièmes qui avaient déjà reçu les résultats du BEPC (devenu actuellement le Brevet des Collèges). Les punies, dont je ne faisais pas partie cette année là, avaient, elles aussi quitté l'établissement mais avec un jour de retard, apès avoir nettoyé l'ensemble des locaux communs de l'internat. Nous n'étions plus que nous, les différentes terminales, les personnels de cuisine et d'entretien ainsi que les surveillantes condamnées à rester nous surveiller.
Certaines élèves, pas sûres d'elles, travaillaient pour passer les épreuves de rattrapage et donc, se préparaient psychologiquement à ne quitter l'internat que pour le 14 juillet. Moi, pas du tout. Si j'avais échoué, je verrais à ce moment là. Rien ne m'encourageait à étudier pour rien. De toutes façons, cet établissement avait TOUJOURS eu 100 % de réussite à TOUS les examens présentés : BEPC, CAP et BEP Azaï et Baccalauréat A ,B, C, D et F8. Et pour la première fois, le Bac G présenté par des élèves issues du BEP Azaï.
Donc, j'entamais mes journées rigolade et farniente. Munie de ma réussite à mon concours de l'école d'infirmière, je réfléchissais aussi à l'année suivante. Comment allais-je faire pour vivre à Paris sans domicile ? En effet, lors de mon inscription au concours, j'avais coché la mauvaise case. Certaines écoles fournissait le gîte et le convert pour les 3 ans d'études contre travail pendant 5 ans dans un de leurs sevices de soins. Au lieu de cocher la case 32, donc d'une école avec logement, j'ai coché la 33 : Hôpital Necker sans logment. Je devais partir travailler dans une colonie de vacances de l'armée (Palavas les Flots) et je savais déjà que mon maigre salaire d'un mois de femme de ménage n'allais pas couvrir les frais.
 Puis, ce 27 juin 1985, un grand cri dans les couloirs : "les terminales F8 chez madame G" (la surveillante générale de l'externat). Nous nous précipitons, en nous demandant ce que l'on avait encore pu faire qui méritait cette convacation. Madame G nous annonça, que, en l'abscence de la Directrice, c'est elle qui nous donnerait les résultats du bac. Le silence fût instantané. "J'ai le bonheur de vous annoncer que vous êtes toutes reçues !" Cris et pleurs dans l'assemblée surtout pour Véronique qui était  tellement peu sûre d'elle qu'elle bossait ses épreuves de rattrapage et était montée dans ce bureau avec le bouquin de mathématiques. Toute la bande commençait à s'enfuir du bureau en hurlant quant madame G nous coupa le sifflet à nouveau : "Et je n'ai pas fini". Moi, je me cache dans un recoin de la pièce pensant que l'on allait devoir subir un discours. "Mesdemoiselles, vous n'avez pas oublié que c'est la première année qu'apparaissent les mentions pour les baccalauréats professionnels. Donc je vais vous donner les noms de celles qui ont eu une mention." Le silence fût à nouveau instantané. "Mention Très bien pour Béatrice", jusque là, rien d'étonnant. "Mention Bien pour Christine", jusque là c'est bien mérité. Puis : "Mention Assez Bien pour X (j'ai oublié son nom - je vous en demande pardon) et pour, pour..." madame G cherche du regard et annonce "pour kinia. Et c'est tout. Vous pouvez sortir mesdemoiselles". Stupéfaction dans l'assemblée, tous les regard se posèrent sur moi, sutout de la part de Corinne, celle qui ne pouvait pas me supporter et qui m'avait annoncé : "Si il y en a une qui ne doit pas avoir son bac, c'est bien toi." Comme on le dit : PDLG.

Nous sommes toutes sorties en criant depuis l'externat jusqu'à l'internat où ces cris ont fait sortir tout le monde des chambres. Anne-Marie,notre déléguée de classe était née à  Pondichéri, avec le physique indien vrai. Elle avait la peau très foncée, des yeux en amande que je jalousais, des cheveux épais, noirs et très longs et de très grands bras. Elle se précipite sur moi avec une envergure impressionnante pour me prendre dans ces bras. La collision nous a fait attérir sur mon dos et heureusement que j'ai eu le réflexe de courber l'échine sinon mon crâne aurait heurté le sol. Elle riait en me disant : "Alors toi, jusqu'au dernier jour, tu nous auras tout fait. Une mention, incroyable. Tu jouais celle qui ne bosse pas mais en fait tu nous a coiffé au poteau ! Et le jour de ton anniversaire en plus ! " Je l'avoue, j'étais fière de moi et je courus vers la cabine téléphonique afin d'annoncer la bonne nouvelle à mes parents. Parents, qui pour la 19 fois de ma vie avaient encore oublié qu'en 1966 j'arrivais sur terre.

 Ma mère décrocha le combiné. "Maman j'ai eu mon bac et plus j'ai mention Assez Bien." La réponse de ma mère fût cinglante : "Si tu veux revoir ta grand'mère une dernière fois, prends ton billet de train pour Mon-de-Marsan et non pas pour Narbonne. Dis nous l'heure d'arrivée de ton train que l'on vienne te chercher."

Ma mère raccrocha sans même me dire aurevoir et je me dirigeais de ce pas chez le comptable afin de prendre de l'argent pour acheter un billet de train aller pour Mont-de-Marsan. 
Anne-Marie a eu beaucoup de mal à me consoler. Les bagages ont été faits sans entrain et je n'ai fais que le minimum d'adieux. Pourtant, j'avais vécu 9 ans dans cet établissement. Je savais que la vie en dehors d'Echouboulains serait dure car la structure ne nous protègerait plus. Mais là, j'ai été happée sans pouvoir me défendre. La vie me prit d'emblée et le combat allait pouvoir commencer. 
Bon anniversaire pour tes 19 ans le monstre. 
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 23:34

Il est de saison de taguer. Taguer les amis, et surtout soit même.
Le monstre va essayer de s'appliquer.
Cela permet à la bête de s'exécuter à une nouvelle discipline : le copier-collere via le net.
Il va aussi lui falloir répondre au tag.
malgrès tout c'est un exercie difficile pour ce monstre qui saît tellemtn bien parler de lui mais en tennant les rennes, pas en étant dirigé.

ALLONS, COURAGE, CE NE DOIT PAS ETRE SI DIFFICILE QUE CELA : 3, 2, 1, c'est parti :

Si Amélie Poulain aime briser la croûte d’une crème brûlée avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin et plonger la main dans un sac de grains, nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n’appartiennent qu’à nous et nous redonnent du baume au cœur.

Quels sont, comme Amélie, les trois petits plaisirs qui vous redonnent le baume au cœur ?
 
1/ Faire des gratouillis dans les cheveux de mes gamins,

2/ Voir la joie sur les visages des gens et surtout des anciens lorsque l'on joue pour eux et que je les fais dancer,

3/ sentir sur mes doigts l'odeur des végétaux de mon jardin que je viens d'arroser.

1/                                            2/                               3/

Bon, j'espère que je m'en suis sorti correctement.
Pour tout avouer, j'ai eu beaucoup de mal à rédiger ces 3 actions. Pour moi, il y a encore quelques jours, je ne me trouvais aucun petit plaisir, alors 3....

Et maintenant, une image : Mais pourquoi ?
 
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 21:13
Maintenant que je sais insérer des photos grâce a ma fille, voici le monstre dans toute son horrible splendeur ... ^^
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 00:05

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 22:17
Après bien des périgrinations pendant ces huit années à Echouboulains, il fallait penser, durant cette dernière année, aux deux sanctions finales : le bac et le concours d'entrée en école d'infirmières.
Comme tout le monde, les épreuves de francais avaient eu lieu l'année d'avant, en classe de première. A l'écrit j'ai eu 12/20 et à l'oral 10/20. Il faut dire que je n'avais pas lu l'oeuvre suivie (madame Bovari : quelle barbe !) Je n'avais mêmepas acheté le bouquin. J'avais emprunté celui de la bibliothèque mais pour mon malheur, il a fallut le restituer avant la date de l'examen. Donc, je ressors de la salle d'examen afin d'emprunter un livre à mes camarades qui m'avaient promis de le faire. Mais au moment arrivé, plus personne. Je ne sais plus ce que j'ai dis en quelques secondes, mais aussitôt 2 livres me sont tombés tout cuits dans les mains.
Nous avions étudié : le réalisme et la dérisoin du romantisme. La prof, qui ne devait pas être de correction, arrivée en catastrophe sur un arrêt maladie de sa collègue, me demande de traiter le chapitre 8 sur le sujet : l'humour noir. Malheur, mais que dois-je faire ? Je commence par lire les 3 chapitres 8 du livre et de prendre celui qui serait le plus en phase avec le sujet. Erreur complète. Bref, au bagout, et au dégout j'ai eu ce 12/20.
Bref, j'arrivais en terminale avec 2 points d'avance. C'est peu mais c'est déjà cela.
Mais avant, il fallait passer le concours d'entrée en école d'infirmère. Je m'inscris auprès de l'Assistance Publique des Hôpiteaux de Paris et pas ailleurs car les dates des concours étaient en dehors des congés scolaires. Je coche l'école n° 33 par erreur au lieu de la 32. En effet, la 32 proposait l'hébergement durant les 3 ans d'études contre un engagement de 5 ans derrière pour l'APHP. L'école n° 32 n'offrait pas cette possibilité (c'était l'hôpital Necker).
Bon, je suis reçue dès le premier tour. Impeccable, je vais pouvoir me consacrer entièrement à mon bac et au concours de gym ainsi qu'à mon rapport de stage dactylographié avec les premières machines à 8 caractères de mémoire d'effaçage.
 Pendant ce temps là, celui qui va devenir mon mari fréquentait sa classe de première ainsi qu'un certaine LAURENCE.

La semaine précédant l'examen, les profs nous faisaient un peu souffler, en ne faisant plus de cours au sens stric du terme mais répondaient aux questions et nous parlaient un peu d'autre chose (aide psychologique).
Evidement, il y a toujours la même, Corine, qui ne peut  s'empêcher de se faire mousser en demandant systématiquement à chaque prof son estimation des notes de chacune. Un souvenir marquant à ce sujet : ce jour là, je n'étais pas au cours d'anglais puisque j'entraînais pour les championats de France de Gym, et le prof a dit : "vous direz à Kinia, que, avec de la chance, elle aura peut-être 12". Sympa. Et bien j'ai eu 17/20.
Il s'agissait d'une épreuve orale. Nous devions présenter 10 textes dont 6 extraits de l'oeurvre suivie. Nous sommes arrivées avec 8 textes en tout dont 7 de l'oeuvre suivie "roots". Les copines m'ont dit : "Tu lis une ou deux lignes, histoire de montrer que tu sais lire et là, le prof t'arrête et tu commences ton explication de texte. Plus elle te laisse lire, moins c'est bon. Et surtout, fermes-la, ne dis pas que nous faisons du laboratoire de langue ! ok? "
Ma camarade Patricia passe avant moi et raconte l'histoire de Rosa Parks. Moi, j'espérais ne pas tomber sur l'oeuvre suivie car j'avais travaillé à fond un comparatif entre les constitutions américaine, anglaise et française. J'avais aussi bossé sur le commerce triangulaire de la négritude.
Arrive mon tour. La prof me fait lire TOUT le texte d'extrait de "Roots". Je ne comprenais pas. Je savais que j'avais entraîné mon accent en écoutant les disques de ABBA et que donc ce dernier était strange mais quand même ! J'enchainais sur le commentaire de texte : commerce triangulaire, place de français et des anglais dans cette machinerie, évolution du groupe racial aux US. Puis je dis , en français, "je ne vais pas vous parler de Rosa Parks, puisque ma collègue viens de vous le faire. Je passe à l'étape suivante.". La prof, interloquée me laisse finir puis me demande l'origine de mon accent. Je lui raconte, en français, elle rit, je rajoute que l'on faisait du laboratoire de langue et que c'était à cause de cela que nous ne présentions que 8 textes au lieu des 10 prévus. Remue-ménage et regards tueurs de mes collègues pas encore  passées. Puis, j'insiste en disant que j'aurais bien voulu faire mon comparatif des constitutions. "Allez-y, je vous écoute" me lance la prof. Et c'est parti pour dix minutes de plus. Soit un total de trente cinq minutes d'oral sur les 10 conventionnels.
Lorsque nous avons toutes fini notre examen, l'enseignante aui nous accompagnait, qui était celle que nous avions eu de la 4ème à la seconde, n'a pu s'empêcher d'aller à la pêche aux notes. Elles ne nous a rien dit sur le montant des notes mais alors que je montais dans le bus, elle me mis une petite claque derrière la tête en me disant : " Vous, alors vous, comment avez-vous fait ? Si vous saviez ce que vous avez fait ?" J'ai été blème tout le temps du trajet retour m'interrogeant sur cette langue que décidément je savais pas contrôler. (ps : toujours pas de contrôle aujourd'hui)

Le lendemain, le prof d'anglais me fait demander et dit : "Racontez-moi, comment avez-vous fait pour avoir 17/20 et faire augmenter les notes de toute la classe de 2 points". Et moi de lui raconter le déroutage de ma langue au sujet du laboratoire de langue. Mais il m'a fallut lui avouer que je n'avais JAMAIS recopié ses plans du cours car je n'aime pas "ouvrir des tiroirs" mais que j'avais fait des recherches externes que j'avais intégrés aux cours. Je lui ais dis pour les différentes constitutions et le commerce triangulaire. Je m'apprétais à subir une remontrance, au lieu de cela j'ai vu mon prof se mettre à pleurer et à la vue de mon inquiétude il m'a dit : "Vous êtes la première en 15 ans de carrière, à vous servir de ce que je dis autour du cours au lieu de recopier bêtement un plan à apprendre par coeur pour l'examen".

J'étais TRES fière de moi même si je lui ais aussi avoué que j'ai parlé en français presque tout le temps.

Les épreuves se sont enchaîné sans signes caractéristiques excepté pour cette sténographie détestée (dailleurs je nai eu que 09/20) mais c'était optionnel.

Pendant ce temps, mon futur époux passait avec succès ses éprenves écrites et orales de français. NB : il était arrivé second régional au concours de la Résistance.

Toutes les pensionnaires étaient parties, sauf les punies (dont j'ai fais souvent partie) et nous attendions les résultats. Reçue ou pas ? Rattrapage ou pas ? De tutes façons, j'avais décidé de ne pas bosser les épreuves de rattrapage sans certitudes.
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