Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
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Je me présentais auprès de l'autre clinique de Haguenau. Une clinique tenue par des Bonnes Soeurs. Peut importe. Du moins sur le moment cela ne me paraissait pas important.
De toutes façons, il fallait que je bosse afin de gagner de l'argent.
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Service de soins intensifs post-opératoire ou presque. Il s'agissait d'assumer tous les gros post-opératoires et les cas difficiles chirurgicalement parlant sans en avoir le statut et donc sans anesthésiste 24 h/24. Mais je n'avais pas besoin d'eux afin de pratiquer les gestes adaptés. Bien au contraire !
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J'ai dû apprendre à mes collègues à savoir réagir au moment mais surtout avant. Savoir détecter les signes. mes collègues ne couraient que lorsque la machine (scope ou respirateur) bippait. Elle ne savaient pas lire les tracés du scope et repérer les sons du respirateur.
Je me fendis donc de photocopies à mes frais. Photocopies d'un travail que j'avais réalisé, à la machine à écrire mécanique portable, dans ce genre de but :
Avoir sous la main les divers tracés accompagnés de la conduite à tenir.
J'avais fait valider ce travail par les cardiologues d'Agen. Ces mêmes cardiologues ainsi que les anesthésistes de cette nouvelle clinique avaient été très heureusement surpris de ce document et m'en avait demandé un exemplaire personnel.
Une photocopie par infirmière et aide-soignante de ce service et une pour chacun des autres services après accord des médecins, anesthésistes et direction et après une petite information.
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Ces photocopies ont fini en feuilles de brouillon et les conduites à tenir n'étaient jamais appliquées...
Moi, je voulais juste aider à la bonne prise en charge des patients...rien de plus. Je n'avais aucune prétention autre, comme mes collègues m'en accusaient.
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Pendant ce temps là j'obtenais mon permis de conduire. Il était temps car l'hiver approchait et le trajet à vélo dans le froid et la neige...pas trop pour moi.
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Je reçu donc mon papier rose en novembre 1989 et commençais la douloureuse course à l'assurance jeune conducteur.
On peut dire que les assurance savent se sucrer sur le dos des débutants.
Nota Bene : à ce jour, pas un accident responsable, pas de tôle froissée réglée à l'amiable. Juste une petite virée dans un champs, sans toucher qui que ce soit, avec le bénéfice de changer un triangle. Par contre la seule fois où un camion m'a percuté, il était tellement en tord qu'il a fui. (ce sera pour plus tard)
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Un boulot, le permis, s'occuper des préparatifs du mariage programmé pour le 28 juillet 1990.
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