Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Je travaillais donc dans ce service de réanimation tout en préparant mon mariage.
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Il est important de savoir, que, dans des services de soins aussi durs physiquement mais surtout psychologiquement, il est important de se lâcher.
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Ainsi, malgré l'investissement de chacun, le décès intervenait tout de même. Et là les réactions étaient diverses. Il y avait souvent de l'abattement, ou de la peine, ou bien encore de la colère et l'obligation de trouver le courage de prévenir les familles. Il faut savoir que les médecins se sauvaient toujours à ce moment là, et que, mes collègues en faisaient de même. Donc, j'assumais cette lourde tâche.
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Mais il y eu des cas où j'éclatais de rire. Un rire noir certes, un rire afin de tout vider mais surtout un rire afin d'expulser la pression.
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Mais le meilleur moyen au quotidien de faire passer "la pilule" était encore de se raconter ces fameuses "blagues de salles de garde". Et à ce jeu, j'étais assez forte. D'autant plus, que mes collègues étaient trop prudes et que ces blagues dans la bouche d'une fille, cela surprend.
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Donc, ce jour là, à la pause café, j'en sortis une qui était la continuité de la discussion tristouille du jour sur les appareils électroménagers en panne. J'annonçais donc à tout le monde que :
"Vous savez, il paraît que là où c'est le meilleur c'est sur la machine à laver au moment de l'essorage. Mais il faut avoir une machine un peu ancienne ou sans les stabilisateurs."
Eclats de rire, un café et au boulot.
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Le lendemain, l'anesthésiste, le jeune, vint me voir et me demanda : "Alors Kinia, il paraît que vous avez acheté une nouvelle machine à laver...?"
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Puis, j'ai eu le malheur de parler de ma robe de mariée. Je ne voulais pas de choux à la crème, ni de barbe-à-papa et je ne me trouvais pas assez bien faite pour un fourreau. J'optais pour une jupe et un haut assortis blancs mais tout en dentelle. Et puis surtout nous avions débattu des dessous à porter.
Comme je ne voulais pas être gênée dans mes mouvements et que je fabriquais moi même ma jarretière, j'optais pour un body, en dentelles, fines bretelles et échancré aux hanches. C'était très mode en 1990.
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Le lendemain ce même anesthésiste insista afin de voir le dit body pour me donner son avis. En tout bien tout honneur bien sûr mais le mieux était que je le lui montre sur moi.
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Et bien non, il n'y a pas eu le droit ! Non mais ! Non pas que cela m'aurait dérangé outre mesure. Mais vu la rapidité des interprétations de mes faits et gestes, et vu les soucis rencontrés à Mont-de-Marsan avec l'orthopédiste, je n'en fis rien.
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Ce n'était pas du harcèlement mais de la coquinerie. Tout simplement. Et de toutes façons, il n'a pas insité et ne m'en n'a jamais reparlé jusqu'à mon départ en congés.
.Regardez bien j'y suis sur deux tableaux.
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