J'ai cependant 5 souvenirs particuliers.

Le premier est l'arrivée dela prof de musique. Ce jour là beaucoup de choses ont changé. Il y avait de la musique à Echouboulains et le grand salon du château pouvait enfin faire vivre son piano. Je me souviens d'un jour où je m'étais couchée au sol pour visualiser, par la rainure du sol de la porte, la personne qui jouait si bien. C'était la prof de musique ! Normal ! Par contre normale fût la remontrance de la directrice lorsqu'elle m'a trouvé dans cette position mais surtout qui ne voulait pas croire que j'étais comme cela pour la musique. Elle croyait que j'étais encore en rain d'en faire une. Ce professeur avait eu comme mission, en dehors des cours traditionnels de l'éducation nationale, de faire vivre la musique dans l'établissement. Pour cela, elle créa une chorale (déjà à l'époque, sans attendre le film des choristes), donna des cours de piano et essaya tant bien que mal de me faire jouer de la Kéna. J'étais pillier seconde voix à la chorale. L'importance de cette chorale s'est fait ressentir dans la mesure où, lors des cérémonies officielles, nous chantions le chant de la Maison des Ailes ainsi que la Marseillaise. Avec la chorale cela avait une autre prestance. De plus, la musique de l'armée de l'air était venune nous faire un concert privé, et ce, à deux reprises. J'ai un souvenir ému du ras de tambour sur la bouiteuse, la manchote et sur l'interprétation synphonique du générique des chevaliers du ciel. je pense que c'est à ce moment là que la musique s'est logée quelque part dans mon cerveau (si, si, il parait que j'en ai un).

La gymnastique accrobatique. Comme mon niveau était un peu "petit" mais couplé à mon énergie et mon imagination, je suis passée du côté des entraîneurs. J'ai mis en place une poignée d'enchainements des différents agrés pour les compétitions. De plus, progressivement, je suis devenue juge arbitre. En terminale, mes notes du premier trimestre n'étant pas géniales, la directrice s'opposa fermement à la poursuite de mes activités gymniques pour le second trimestre et donc de passer plus de temps à mes études. Ce qu'elle n'avait pas compris c'est qu'après 3 heures de composition (équivalent d'une matière de bac blanc) obligatoires le mercredi après-midi, la gym m'aérait le cerveau. Bon. Donc tous les mercredis après-midi je fesais de la gym et je préparais les chorégraphie dans ma chambre après en avoir calfeutré la vitre afin que la surveillante ne voie rien. Puis, changement de directives. Officiellement, mes notes ayant remonté, je pouvais à nouveau aider en gym pour la fin du second trimestre et le troisième en n'oubliant pas que le bac arrivait à grands pas. Dans la réalité, la prof de gym réclamait ma présence car elle ne pouvait pas assumer à elle seule tous les entrainements et surtout la création des chorégraphies (en fait pour cela elle n'était plus dans le coup). la direction céda, car, les équipes de tous les niveaux étaient arrivées en national de la compétition. Et vous connaissez les militaires quand il ya un risque de médaille au bout, tout est fait pour dorer le blason...

Echouboulains m'a permis d'aller au théatre et à différents concerts classiques. je m'inscrivais automatiquement. J'adorais cela et la seule contraite était de porter l'uniforme : autant dire que pour moi cela n'était rien, au contraire j'étais fière de le porter et je faisais tout pour le mettre en valeur. Ce fût le cas lors de notre sortie au petit palais à Paris pour aller voir l'exposition sur les pointillistes. Merveilleux, sublime. J'avoue que je les préfère aux impressionistes. Donc, ce jour là, avec ma copine Patricia, nous étions en train de nous interroger sur une toile qui semblait inachevée. Dans la discution, je donne mon avis et mon ressenti. Puis je me retourne et là, stupéfaction, les visiteurs s'étaient regroupés autour de moi sans que je les voie, et buvaient mes paroles comme celles de l'Evangile. Avec l'uniforme, ils ont cru que nous faisions une visite guidée. Il ya même une dame qui a voulu me donner la pièce que j'ai évidement refusée car je n'avais peu-être pas raison sur l'interprétation du tableau et en plus, je portais l'uniforme et devais donc le respecter.

Le quatrième souvenir est relativement majeur car court sur le temps mais puissant. Il s'agit de la visite de l'établissement par un très grand homme : Charles HERNUE.