Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Après un bref passage dans une ancienne structure hospitalière transformée en maison de retraite... (j'ai eu le malheur de voir que les exercices d'évacuation n'étaient pas à jour.... et qu'une alerte incendie a eu lieu peu après ma réflexion..
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La résidence "L'Air du Temps" me reçoit. Mon poste consistait à mettre en place un centre de soins à domicile dont le siège serait au sein de la maison de retraite.
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Une autre infirmière de 45 ans fût embauchée peu après moi dans le but de subvenir aux besoins des résidants..
Oui mais voilà, il y avait un hic. Cette collègue avait en tête de chapotter tout, de se positionner au mieux auprès de la directrice. Et à ce jeu là... je suis une nullité. J'ai très vite été discriminée. Je ne supporte pas la "lèche".
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Je mis en place le centre de soins. Je visitais les médecins, les pharmacies et gérais l'administratif que l'on voulait bien me laisser : la facturation.
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Le système était étrange. Un pharmacien était propriétaire de la structure qui comprenait donc les batiments d'hébergement, le centre de soins mais aussi un restaurant gastronomique qui surfait sur la haute vague de l'époque : le bison. Son nom ? "La côte de bison" proposait tout un pannel de préparation à base de ce ruminant présenté par un jeune homme très aimable et très "métrosexuel" pour l'époque. C'est lui qui m'a apprit ce qu'est un régé.
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Ce mélange des genres permettait au propriétaire de faire des bénéfices sur toute la ligne.
1/ Nous étions obligées de passer par sa pharmacie pour les remèdes des résidants. Ce qui posait quelques soucis dans la mesure où la dite pharmacie était à 60 kilomètre de la résidence. Un jour, dans l'urgence, j'ai dû me servir auprès d'une pharmacie plus proche. Résultat : convocation auprès de la directrice.
2/ Les résidents étaient la pricipale source de revenus du centre de soins. En résumé les soins infirmiers pratiqués, à assurer par la maison de retraite, étaient facturés auprès de la Sécurité Sociale (alsace-mosèle) et donc les frais du personnel en étaient réduits.
3/ Le restaurant assurait l'alimentation des résidents et en facturait les repas sur le prix de la pension des résidents.
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Et moi, dans tout cela je me battais pour que tout se passe au mieux pour tout le monde. Voyant ce système et la mauvaise foi de la directrice et surtout de ma collègue, je décidais de tout plaquer. Je refusais de participer à cette exploitation de la vieillesse. Nos anciens ne méritent pas que l'on se sucre sur leur dos. Sans eux nous ne serions pas ce que nous sommes.
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Oui mais voilà.... c'était sans compter sur mon mari. Il perdait son nouveau travail de monteur-dépanneur-frigoriste.
Lui : "il faut t'accrocher, le temps que je retrouve autre chose"
Moi : " Mais c'est une catastrophe ce boulot. Cela va mal se finir"
Lui : " Il nous faut de l'argent. Nous ne pouvons pas être deux sans travail. Accroche-toi. Pense à Cécile".
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Culpabilisée et appuyée dans mon désir d'assumer tout encore une fois... je m'accrochais. Mais l'avenir ne sera pas génial, pas génial du tout.
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Une petite trouvaille de la toile : "L'air du Temps"