Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Nous étions donc locataires d'un splendide T1 à Cronenbourg. Mais pas de meubles puisque tout tenait dans la renault 18 et les affaires militaires venaient d'arriver à la Sernam dans la malle officielle de l'armée.
Trouver un lit, un bureau et au moins une chaise. Un bureau car Pascal devait pouvoir travailler ses cours de Russe auprès de l'Eirel.
Mais comment faire à pieds ? Pas grave, Pascal prit la décision de nous mener dans la zone commerciale la plus proche à Vendenheim. Oui, dans une zone commerciale se serait moins cher. Mais au fait, aucun de nous deux n'avait le permis ce me semble. Pas grave pour Pascal, le tout était de faire attention et de ne rouler que pendant les 4 jours que nous couvrait encore l'assurance.
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C'est donc la peur au ventre que je l'accompagnais dans cette zone industrielle. Un canapé clic-clac à prendre de suite car pas de livraison possible avant 3 jours et Pascal en avait assez de dormir sur la moquette. Un bureau pour Monsieur, quatre chaises pliantes, une lampe de bureau, un téléphone. Rappelons, que en 1989, les téléphones n'étaient distribués que par France Télécom et que les combinés achetés n'étaient pas garantis "adaptables". Mais bon, pour faire passer cette pilule, j'ai eu le droit de choisir le combiné : un en plastique tout transparent accrochable à la verticale.
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Nos parties de "relations intimes" avaient fait couler de l'encre. Les voisins venaient sonner à notre porte afin de me faire taire et allaient même jusque dessous la fenêtre me traiter de pute devant aller faire cela ailleurs.
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Par contre, le village-ville se vengeait. Il y a en Alsace des reliquats de l'Histoire. Dans ce village il n'y avait pas moins de trois clochers. Un protestant et deux catholiques. Et le dimanche matin, c'était à celui qui sonnerait le plus fort et le plus longtemps. Et notre appartement était à équi-distance des trois. J'aime les clochers et leurs cloches mais là tout de même... Surtout lorsque l'on n'a qu'un dimanche sur trois de libre...
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Visite obligée de la brasserie. Obligée pour moi car je n'aime pas la bière. Bon nous en garderons l'information de la création d'une boisson depuis le pied de houblon jusqu'à la mise en bouteille.
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J'avais décidé d'apprendre le russe en même temps que Pascal. Et d'une pour l'aider et l'encourager, et de deux pour ma culture personnelle. Mais voilà dès la deuxième semaine, Pascal ne 'entendit plus de cette oreille et refusa de me donner le moindre cours car c'était trop dur pour moi....
J'ai simplement retenu que le nom de l'objet changeait en fonction de la place de celui-ci vis à vis d'un autre. Ainsi la lampe ne portait pas le même nom en fonction de ce qu'elle était posée sur, sous ou dans le tiroir du bureau.
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En fait, et je ne l'ai su que plus tard, il n'avait pas suivi et de ce fait fut recalé lors de l'examen du premier trimestre.
L'odeur de la mutation se manifesta. Au bout de trois mois
. Et zut, moi qui avait enfin trouvé un CDI après un passage aux hôpitaux de Strasbourg. Une autre histoire pour la prochaine page.
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