Il y a eu une rencontre importante pour moi lors de cette année parisienne.
Tous les cours de cette première année n'étaient pour moi que de la révision. En effet lorsque l'on me disait que le Bac F8 était le plus approprié pour l'école d'infirmière, c'était un doux euphémisme.
Que de la révision et donc des notes élevées.
Mais il y avait, heureusement des matières inconnues.
Ce fut le cas de l'ethnologie. Quoi qu'est-ce ?
Le professeur qui nous donnait ces cours était un passionné de sa discipline et avait su en quelques coups de cuillère à pot, m'embarquer dans ce monde merveilleux.
Son nom ? le professeur Jeridi. (je demande pardon par avance pour l'orthographe).
Il avait tellement su en parler que j'ai hésité à tout arrêter pour m'orienter dans cette carrière.
Mais la raison l'a emporté. Je n'avais pas les moyens financiers de faire des études payantes.
Visiblement, je ne l'avais pas laissé indifférent non plus. Intellectuellement parlant bien sûr !
Je m'étais tellement investie que je ne voyais pas les heures de cours passer et lui non plus. A tel point, que c'est la colère des autres élèves qui a fait achever l'un des cours.
Afin de continuer tranquillement nos échanges intellectuels, le professeur me proposât d'aller au café le plus proche.
"Vous savez, je n'ai jamais invité un étudiant ne serait-ce qu'à un café". Il m'expliquât que cela était déconseillé et limite interdit.
Mais là, il fallait continuer noter entretien ! Et ce, coûte que coûte !
Le café le plus proche de Duroc n'étant pas très silencieux, nous sommes allé jusqu'au suivant. Et là, nous avons discuté pendant des heures. C'est la faim qui nous a arrêté.
Il n'était pas question de dîner ensemble...tout le monde en comprend la raison.
Et puis, le nombre d'heure de cours prévu étant atteint, le professeur a disparu du circuit et plus tard, ce fût mon tour.
J'ai essayé de trouver une photo sur le Web de ce professeur mais échec.
Tant pis, je serais la seule à connaître son visage.
Merci professeur Jeridi. J'avais les yeux déjà ouverts sur le monde mais vous m'avez aidé à l'observer.
Si, à ce jour, j'ai l'esprit ouvert, je le dois à mon éducation familiale et à vous.