Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Noël 1991.
Il avait fallut demander l'autorisation auprès de la sécu afin de pouvoir passer noël en famille.
Précision : dans la belle famille. Nous passions, normalement un noël dans une famille une année dans l'autre. Donc, comme par hasard, direction les Charentes pour festoyer en tribu. Juste une quanrantaine de personnes et d'enfants, toujours aussi pénibles....
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Afin que la Sécu accepte un tel trajet (Haguenau - Angoulème), j'ai obtenu de passer 3 jours chez ma tante de Ermont (92).
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Arrivée en 16, le point positif était que tout le monde me portait de l'intérêt. Disons intérêt au bébé à venir. Intérêt de découvrir le sexe du dit bébé par des questionnements très efficaces. Heureusement que nous n'en savions rien.
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J'avais une paix royale tant que d'autres membres de la belle famille étaient présents en dehors des beaux-parents. Sinon la belle mère, qui me rappela que le terme approprié à ma situation était celui de bru, trouvait à dire et à redire que la grossesse n'empêchait pas à l'aide ménagère. Aider. Je le voulais bien mais récurer une maison non entretenue depuis des mois, non. Comme par miracle mon ventre me tirait plus que de coutume. Le trajet sans doute...
Et lui de ne rien dire... "c'est ma mère..." Oedipe vous disiez ?
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De retour en Alsace, le harcèlement téléphonique de mon employeur continuait de plus belle.
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Si je n'avais pas été virée c'est parce que j'étais élue au Comité d'Entreprise. Personnel protégé donc et qui plus est enceinte.
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Arriva la première semaine de février 1992. Je reçus une convocation pour une réunion du CE avec présentation des bilans en présence des soeurs, propriétaires de la clinique, et du directeur pour le 13 février à 14 h 30.
Horaire prévu afin que je ne vienne pas car la seule qui l'ouvrait : c'était moi !
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J'arrivais en salle de réunion à 14 h 45. Je n'avais pas fait exprès d'être en retard mais cela m'a aidé en fait. J'obligeais tout le monde à se pousser afin de me permettre d'accéder au seul siège encore disponible, celui à côté du directeur.
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Et ce directeur de fendre : "Je suppose que vous avez une autorisation de la Sécurité Sociale pour être présente en dehors des heures de sortie. Vous me la ferez parvenir."
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Et moi de répondre : "Nous sommes aujourd'hui le 13 février. Je suis depuis ce matin zéro heure en congé de maternité et non plus en maladie. Je peux donc me déplacer comme bon me plaît. Vous n'avez plus besoin de m'appeler deux fois par jour et comme encore ce matin ! Nous pouvons entammer l'ordre du jour."
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Un ange passa, lui et tous ces copains du paradis tandis que, je dois l'avouer, je jouissais de lui avoir coupé la chique à ce C...
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J'eus encore eu le droit au coup de téléphone de 10 h 50 le lendemain puis fini.
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Je pouvais enfin profiter librement et entièrement de ma grossesse. Comme une femme enceinte de huit mois.
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