Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Les journées se suivaient et se ressemblaient toutes.
1/ Lever le matin,
2/ petit déjeuner,
3/ préparation vite fait-bien fait : cheveux courts pour plus de rapidité - pas de maquillage et encore moins de bijoux de toutes les façons non autorisés dans mon métier,
4/ attraper Cécile dans son lit ainsi que son sac pour la journée (vêtements, repas et collations) préparé la veille,
5/ confier petit bout à la nourrice,
6/ direction boulôt pour 8 à 12 heures de travail acharné,
7/ récupérer petit bout,
8/ soigner, baigner, nourrir, coucher Cécile,
9/ soigner, nourrir le mâle,
10/ +/- galipettes et dodo.
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A ceci y rajouter l'entretien de la voiture, de l'appartement, les courses (avec Cécile dans la poche ventrale Kangourou ou coincée sur le siège de caddie entre deux paquets de couches), le marché etc...
Surtout le mardi car après le marché où je négociais les légumes dits "non vendables" ainsi que du tissus à 10 francs le mètre, je cuisinais, moulinais et enfournais au congélateur les portions alimentaires de Cécile pour la semaine.
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A ceci y rajouter que je travaillais un week-end sur deux et que celui de libre se déroulait obligatoirement chez ses parents en Moselle...Ouaissss...
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Et enfin, lorsque par miracle (jours de repos en semaine) , j'avais un peu de temps de libre et en présence de la petite :
1/ couture (ma fille n'a porté jusqu'à ses 3 ans que des robes que je lui faisais (en dehors des cadeaux bien sûr))
2/ canevas.
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Coiffeur deux fois par an. Mais par contre Esthéticienne tous les deux mois : une fois pour les jambes et l'autre pour un soin du visage.
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Bref, une vraie vie de femme des années 1990.
Les femmes ne travaillant plus afin de mettre du beurre dans les épinards mais afin d'acheter les dits épinards.
Les parois du bocal s'épaississaient autour du poisson, qui n'avait pas le temps de s'apercevoir de quoi que ce soit.
Et ce, d'autant plus, que je pensais que c'était cela la vie de famille. Dans mon éducation... la mère se sacrifie pour le bien-être de la famille... ainsi les enfants seront bien éduqués dans le respect.
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Il n'y avait ni télévision, ni téléphone... le paradis.
Un jour IL me demandâ l'autorisation d'acheter une télévision. "Tu comprends, le week-end, lorsque tu travailles c'est un peu long. Surtout que maintenant l'hiver est trop froid pour continuer à se promener avec Cécile". Il faut dire, qu'il partait sur des sites du Club Vogien et que, effectivement l'hiver été avancé.
Vas-y pour la télé mais je n'avais pas inclu le lecteur VHS et donc le trunner, ainsi que le décodeur Canal + (avec le code mensuel à renter sur les touches).
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PUIS... le retour des FFA, l'arrivée de l'armée de métier...
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une petite vidéo. Elles se sont amusé à la faire mais le principe est bon.
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