Comment, en découvrant Internet, une femme découvre l'horreur de sa vie. De quelle façon s'en sortir ?
Eté 1991.
Je travaillais de juin à fin août en personnel réduit et toujours avec la Soeur.
Ce fût un été très chaud. Du moins, étant enceinte c'est de cette façon que je l'ai ressenti, moi et ma malaldie Raynaut.
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Donc le mois de septembre arriva enfin : vacances.....youpi !
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Mais nous ne partions pas simplement. Mais non bien sûr. La guerre du glofe n'était pas tout à fait terminée. C'était la période dite "de la reconstruction" mais toujours en présence des armées liées à l'UN.
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Mon mari étant passé en "Alerte 72 heures", j'avais passé tout cet été à lui préparer son sac ainsi que de le mettre à jour pour ses vaccinations. Ne riez pas, tout n'était pas pris en charge par l'armée. Bref, j'en ai eu pour 3000 francs de l'époque. (ne soyez pas surpris de ce détail tehnique, mais les explications ne me sont parvenues que ce mois de février 2011).
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Mais surtout cela signifiait que mon mari devait être joignable, officiellement à tout moment. Il n'y avait pas encore de téléphones portables et les tatous n'étaient réservés qu'à certains corps de l'armée.
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Nous avions programmé un parcours touristique avec de très nombreuses étapes. Départ de Haguenau, descente le long de la vallée du Rhône, Avignon, boucle vers Narbonne afin de voir mes parents, cités du grand Narbonnais, cités cathares, pont du Gard, remontée sur les charentes afin de voir ses parents, châteaux de la Loire et retour......
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Un vrai périple...
Suivi de TRES PRES par la gendarmerie.
Etant en alerte 72 heures, mon mari devait se présenter chaque jour auprès de la gendarmerie de note lieu de villégiature. Et chaque jour, préciser notre itinéraire afin que, les gendarmes, puissent venir me l'attrapper en plein vol.
Je ne savais jamais si je finissais la journée, et même la nuit seule ou à deux. Me faudrait-il tout plier toute seule et rentrer...ou continuer sans lui ?
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Je pensais même que j'allais perpétuer une drôle de tradition familliale. En effet ma grand-mère maternelle a accouché de son ainée (ma mère) seule pour cause de guerre. Ma mère a accouché seule du monstre pour cause d'envoi de mon père aux US.
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Sur chaque site, le ventre me pesait un peu. Un peu car je n'étais enceinte que de 3 mois. Mais il me fallait grignoter. Et pour ne pas prendre de poids, je m'achetais un brugnon. Un brugnon par ci, un brugnon par là...
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Mais les châteaux cathares furent difficiles. D'abord la grimpette à pied (et c'est heureux que ce ne soit pas tout bitumé)
puis la visite en elle même. En effet, lorsque vous avez atteint la porte d'entrée, il y a encore autant à grimper dedans. Il y a même dans l'un d'entre eux la particularité de vous couper les jmabes. Une fois tout le château visité, ouf la dernière partie.
Et là, dans la grande porte d'accès d'au moin 5 mètres de haut au point le plus reculé, un énorme escalier dont on ne voit pas le sommet....Cela coupe réellement les jambes !
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Il y eu certains sites que je n'ai jamais réussi à finir. "Ce n'est pas grave, me disait mon mari, on y reviendra...". Tu parles !!!
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