Encore un petit écart dans mon histoire...
Cela fait des années que je milite pour 2 choses, médicalement parlant, en terme de santé publique.
La santé publique : définition : L'ACTION SUR L'INDIVIDU A VISEE PREVENTIVE POUR LA COMMUNAUTE. (pathologie et finances)
Donc je défends héroïquement :
1/ le don d'organe et de tissus de son vivant et de sa mort, (et donc le fait de le savoir avant de mourir),
2/ la vaccination.
Le don d'organes, nous en parlerons plus tard.
Mais la vaccination est d'actualité même si je pense que les battage médiatique est exagéré (pléonasme de battage et d'exagération).
Mais où vais-je en arriver ?
Voilà, j'arrive !
Depuis des mois, je prêche la vaccination préventive envers la grippe dite saisonnière mais aussi envers la grippe H1N1.
Quelques oppositions à mes propos, comme d'habitude mais ces derniers temps ATTENTION ! A croire que l'on va en crever...
Je rappelle donc que la vaccination envers le virus de la grippe ne vous empêchera pas de faire les bronchites ainsi que toutes les gentilleries de l'hiver. Vous pouvez même faire la grippe !!!!!
MAIS vous la ferez atténuée. Vous ne ferez pas la méchante qui vous amènera en réanimation voire entre 4 planches. Et en plus les organes deviendront inexploitables pour les greffes. Donc un joli bilan négatif sur toute la ligne !
Voilà pour le rappel.
Mais pourquoi cette réflexion aujourd'hui plutôt qu'hier ?
Malgré toute l'énergie déployée auprès de mes collègues de travail, nous ne sommes que 2 à accepter la vaccination bien que nous soyons dans un établissement sanitaire. Le patron nous envoie donc auprès des centres de vaccination existants.
Ce matin, mardi 2 décembre 2009, je me rends donc auprès du centre de Muret (31), avec mon diplôme d'état d'infirmière sous le bras, car, quelque chose ce matin m'a dit de le prendre. Lorsque j'ai vu le monde présent devant les portes, j'ai cru tomber à la renverse. Les médias n'avaient pas exagéré l'influence dans les centres et les délais d'attente à subir.
Bon, j'en avais pour au moins 3 heures et donc je décidais de proposer mon aide afin de faire avancer les choses au moins un petit peu.
Bingo ! Une infirmière était manquante et j'ai été embauchée de suite.
Bref, j'ai passé ma matinée à piquer essentiellement les enfants et les femmes enceintes car j'ai été installlée dans le secteur "sans adjuvant".
C'est fou le nombre d'enfants qui doivent naître en février 2010 !
C'est fou comme le monde est petit : je connaissais la plupart des infirmiers et des médecins présents. (Je vous raconterais plus tard les circonstances de ses connaissances)
13 h 30 : bon, il y-a-t-il encore un médecin pour m'examiner et m'accorder l'injection ? Oui, ouf ! Il allait partir manger.
Ok pour la piquouse ! Bien, seul avantage à l'affaire, je me suis piqué moi même, AVEC ADJUVANT, et cela m'a bien arrangé car depuis que je suis infirmière, je ne veux pas que l'on me touche. Je me fais mes prises de sang moi-même et tout le toutim (même les points de suture mal placés).
Et vous savez quoi ? On m'a demandé de laisser mon RIB afin que je sois payée. J'ai refusé le paiement puisque j'ai voulu AIDER. Non ! C'est la loi, vous devez être payée. Bon. Je vous laisse aussi mes coordonnées en cas de besoin.
Au revoir et à la prochaine.
QUE DEMANDER DE PLUS ?
POUR LES INDECIS : voici quelques illustrations stimulantes :
