Ce que je vais écrire maintenant n'est que mon ressenti de ce jour.
Crise internationale : m'en fiche ! Mais :
Comment faire ?
Comment faire lorsque tout va à volo ?
Comment faire lorsque tout vous fille entre les doigts ?
Cela fait des années que je me bats pour la défense de ma profession mais surtout pour ma famille.
Cela fait 43 ans que je me bats pour survivre.
Cela fait 21 ans que je me bats afin que ma famille ne manque de rien et du moins jamais de l'essentiel.
Cela fait 25 ans que j'ai le dos en miettes et que je continues car il faut continuer.
Cela fait 4 ans que je ne peux plus prendre de médicaments contre la douleur et que je subie celle-ci au quotidien avec des crises de plus en plus proches et répétées et de plus en plus fortes.
Cela fait depuis 20 ans que je lutte sans le savoir, contre un mari, qui, me semble-t-il, a essayé de m'éliminer du panel de la vie, et qui m'a empêché de profiter du moindre repos ou presque sous prétexte de "manque d'argent".
Cela fait un an et 3 mois que je me bats pour sauver mes enfants.
Cela fait un an et 3 mois que je me bats pour conserver la maison afin que mes enfants ne se retrouvent pas à la rue avec moi ou ne retournent vivre chez leur père, qui, selon leurs dires les a cogné pendant tant d'années.
Cela fait depuis le mois de juin que je travaille entre 180 et 200 heures par mois afin de combler le trou de mon compte en banque.
Cela fait depuis le mois de juin que je ne m'occupe plus du tout de moi (ni coiffeur, ni esthéticienne, ni sorties (sauf un Week-end à Port Leucate)),
Cela fait depuis le moi de mai que je subie les assauts de mon mari, du groupe de musique, de la banque, de mon employeur et de certains internautes.
Mais surtout cela fait depuis le moi de mai que je subie les foudres de mes 2 ados de gamins, et ils ne sont pas tendres.
Je suis une personne "cool" comme le disent les d'jeunes, mais là, la coupe est pleine.
Je n'en peux plus.
Je suis anéantie. Je baisse les bras pour la première fois de ma vie.
Non je ne suis pas cool. Je suis une imbécile dont tout le monde a profité.
La corde est usée.
Un dernier espoir : ma mère vient discuter avec mes enfants tout à l'heure.